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 [Fan Fiction] Anniv. Linke

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MA'lice
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MessageSujet: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:21

Ayant l'accord de Mao, je crée ce topik. Je posterais la fiction que certains membres ont écrit pour l'anniversaire de Linke.
Topik de l'anniversaire ICI

Alors, voilà ENJOY !



ET S'IL NE RESTAIT QUE LUI ?

CHAPITRE 1 (Titane & Niphredil)
- traduit en allemand -


La musique résonnait sur la plage, envahissant l'air marin d'une atmosphère festive et mélangeant son tempo au rythme infatigable des vagues. Une plage, plusieurs scènes, des dizaines d'artistes et de groupes, des centaines de chansons, des milliers de personnes dans le public, des dizaines de milliers de cigarettes fumées et de verres de bière vidés…

Le festival battait son plein… La foule était en délire, vivant au rythme des batteries, vibrant aux riffs des guitares… Tant de personnes différentes, d'origines diverses… Mais tous les cœurs étaient unis dans la musique… A cet instant, il n'existait plus rien d'autre, pour ces milliers de personnes que la joie d'être là et de vivre… Plus de souffrance, plus de douleurs, tous les soucis s'envolent, accompagnant les notes qui s'élèvent clairs et belles vers les nuages…

L'odeur du tabac et de l'alcool se mélangeait mal avec celle, iodée, de l'océan tout proche, mais personne n'y prenait garde.

Les mouettes et autres animaux marins avaient fuient les lieux, effrayés par les chants, la musique et les hurlements d'un public en délire…

La petite plage d'habitude si paisible avait pris pour quelques jours des allures de capitale.

Le dernier festival rock de la saison en France était un des plus convoités par les artistes, un des plus visités par les fans…

Les plus grands groupes de rock s'y étaient succédés, et les falaises qui dominaient l'océan et entouraient la plage résonnaient encore de l'écho des guitares et des plus grands morceaux joués ici les années précédentes…

Mais ce soir, sur la scène principale du festival, deux groupes se partageaient la vedette…
Et pas des moindres…

Panik, un des plus grands en son genre, composé de 6 gars au talent indiscutable qui arrivent tout droit d'Allemagne, et Apocalypse, un groupe français de rock-celtic dont la réputation n'est plus à faire, composé de 8 filles un peu délurées mais à l'originalité indéniable…

Ces deux groupes ne se connaissaient que de part les magazines rocks et people, et les diverses rumeurs qui circulent toujours en backstage. Et s'ils reconnaissaient leur talent mutuel en musique, les différents membres de chaque groupe avaient un peu de mal à se supporter réciproquement… Les filles trouvaient que les Panik étaient de vrai no-life incapables de se débrouiller dans la vie ailleurs qu'en musique… Les garçons considéraient les Apocalypse comme trop extraverties et trop originales dans leurs manières d'être, trop provocantes aussi…

L’ambiance entre les 14 musiciens était très froide, mais pour en apprécier le degré, approchons-nous un peu plus de la scène…

Les dernières notes de Vorbei résonnèrent encore un instant dans l'air, avant d'être étouffées par la clameur enthousiaste du public. Totalement hystériques, les quelques milliers de personnes que comportait la foule, ovationnaient leurs idoles avec le plus de bruit possible.

Sur scène, les 6 garçons saluèrent leur public avec bonheur, portés par les voix qui hurlaient leur nom. Le concert c'était déroulé à merveille, le public avait été parfait, chantant quand il le fallait, hurlant au bon moment, se taisant au bon moment. Les jeunes Allemands étaient profondément heureux d'être là ce soir, et ils l'avaient bien montré à leurs fans… Emus, épuisés et assoiffés, Timo, Jan, Franky et David quittèrent la scène pour regagner les coulisses, tandis que Juri et Linke se payaient encore le luxe d'être acclamés par un public en délire. Juri lança ses baguettes au-dessus de la foule. Linke s'approcha d'un coin droit de la scène, il avait repéré pendant le concert un petit groupe de filles dont les visages lui étaient familiers… Elles étaient douze jeunes filles, âgées de 15 à 19 ans, les visages rougis par la chaleur et la fatigue, mais radieux. C'étaient les filles du forum officiel français, qui les soutenaient depuis leur début, présentes à tous leurs concerts en France, les Panik avaient eu plus d'une fois l'occasion de les rencontrer et de les remercier de leur soutient. Linke échangea avec elles quelques mots amicaux avant de rejoindre les autres gars du groupe.

Dans un peu moins d'une heure, juste le temps de se désaltérer pour le public, Apocalypse investirait la même scène pour un show de leur cru…

Dans les loges, les Apocalypse achevaient de se préparer et de se maquiller, elles étaient un peu nerveuses. Les hurlements du public qui leur parvenaient aux oreilles les avertir que les Panik avaient fini leur show et qu'ils allaient bientôt revenir, aussi les plus lentes d'entre elle se dépêchèrent de finir de s'habiller…

Mao, Constance, Julie et Elisa attendaient, un peu stressées, à côté de la loge, tandis que Alice, Angel, Diane et Emmeline finissaient rapidement de se préparer.

- Ha ça y est, ils ont enfin fini les autres ! S'écria Mao, la dynamique et caractérielle bassiste, en ébouriffant ses cheveux blonds et rouges.
- C’est pas trop tôt, ils commençaient à m’agacer avec leurs petits clins d’œil aux fans féminins, renchérit Julie, la DJ du groupe, d'habitude très souriante.
- Une des filles d’Apocalypse serait-elle jalouse de notre charme ? Dit une voix derrière Julie.

Se retournant vivement, les quatre filles déjà prêtes détaillèrent le jeune homme qui venait de parler, c’était Timo. Diane, la douce et timide Batteuse du groupe, sortit la tête de la loge, jeta un regard à ce dernier, rigola en silence et retourna à ses affaires, ce qui eu pour effet de vexer le jeune rappeur.

- Bien joué Diane, s’esclaffa Angel, la guitariste, une mignonne petite brune au caractère bien trempé.

Les autres membres du groupe de Panik débarquèrent à leur tour en coulisse, Julie et Mao décidèrent d’aller chercher des bières, Constance et Elisa regardèrent un instant les nouveaux arrivants.

- Regarde, ils ont un kamikaze dans la bande ! Rigola doucement Constance, la chanteuse, une brune pétillante et énergique.
- A bah c’est un style, de porter une cagoule en plein été sur une plage, se moqua Elisa la seconde guitariste, une jolie brune rigolote et pleine d'entrain.

Les deux jeunes filles qui avaient parler un peu trop fort s’attirèrent les regards noirs du groupe Panik, elles jugèrent bon de retourner dans la loge. Alice débouchait les bières, que Julie et Mao avaient rapporté, dans un « pop » sonore, Emmeline, une mignonne brune au caractère doux et passionné, révisait quelques accords sur son violon, l’air très concentré.

En dehors de la loge, les jeunes hommes, un peu agacés, polémiquaient sur les membres d’Apocalypse.

- De quel droit elle se moque de ma cagoule, commença Jan, vexé tout autant que Timo.
- Bah, faîtes pas attention à elles, décréta le jeune pianiste, David, c’est ce qu’elles cherchent, nous agacer…
- Il a raison, poursuivit Linke.

Linke et David étaient certainement les deux membres les moins « susceptibles » de la bande, s’étaient eux qui tempéraient leurs amis. Pour faire passer cette petite vexation, Juri ramena à son tour une cargaison de bières, ces dernières s’ouvrirent aussi dans un « pop » reconnaissable.

Dans la loge, les filles d'Apocalypse achevaient de se préparer et se concentraient autant que possible. La tension et le stress commençaient à se faire sentir. C'était comme ça avant chaque concert.

- Tiens, on dirait qu’on est pas les seules amatrices de bières ici ! Remarqua Alice, la claviériste, une jolie blonde toujours joyeuse.
- Faut dire que se sont des allemands, ça ne m’étonne pas qu’ils en boivent. Claironna une voix douce et chaleureuse.

Les filles se retournèrent et virent, à l'entrée, une petite dame à l'air âgé. Le visage marqué par le temps et les aléas de la vie, elle avait cependant des yeux pétillants et rieurs et un sourire enfantin. Elle dégageait une sensation douce et maternelle. Sans paraître pour le moins gênée, la petite vieille entra dans la loge et enjamba un fut de batterie qui traînait là avec autant de souplesse qu'une jeune femme.
Les Apocalypse étaient totalement sidérée par la vieille dame. Emmeline rompit le silence.

- Excusez-moi, mais c'est interdit au public ici. On peut faire quelque chose pour vous ?
- Je suis Mme Werner, et je recherche mon petit-fils, Jan, il devrait être ici d'après ce qu'on m'a dit.

Julie et Angel faillirent éclater de rire. La star internationale Jan Werner, célèbre DJ des Panik, recevait la visite de sa Grand-mère sur le lieu d'un concert… L'idée leur semblait tellement ridicule qu'elles eurent du mal à ce contenir. Mao était tout à fait sérieuse, mais dans ses yeux brillait une lueur étrange, signe qu'elle n'en pensait pas moins que ses deux amies. Elle se leva et alla trouver les jeunes Allemands.

- C'est qui Jan ? demanda-t-elle aux garçons
- C'est moi, qu'est-ce que tu me veux ? Répondit le DJ, sur la défensive.
- Ho, sur un autre ton s'il te plait, on est pas copains. Se défendit Mao. Y'a ta Grand-Mère qui veut te voir.

La nouvelle fit à Jan l'effet d'une douche froide. Non pas qu'il n'apprécie pas sa grand-mère, mais celle-ci avait toujours tendance ) être trop câline et trop étouffante. En privé, cela ne le dérangeait pas, mais devant ces amis et maintenant les Françaises, il aurait préféré paraître nu devant le public plutôt que de recevoir un des bisous baveux de son aïeul.

- Jan, je sais que tu es là, vient mon Lapin !! Cria la voix de sa Grand-mère dans la pièce d'à coté. Et amène aussi ton ami Christian, ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu.

A contre cœur, Jan obéi et tira Linke par la manche. Ce dernier n'était pas content du tout, mais le cachait bien.

Sitôt qu'elle aperçut son petit-fils, Mamie Werner se précipita et l'enlaça avec tendresse en faisait claquer sur ses joues deux bises bien sonores. Elle fit de même pour Linke qui du se baisser pour être à sa taille.

Jan lança un regard noir aux Apocalypse qui assistaient aux retrouvailles avec un sourire moqueur sur les lèvres. Mais elle n'eurent pas le temps de se moquer davantage, car leur manager les pressaient déjà de monter sur scène, ce qu'elles firent de mon cœur, laissant les Panik aux bons soins de Mamie Werner.

Juste avant le show, les Apocalypse firent leurs rituels habituels. Les hurlements des fans augmentèrent encore de quelques décibels si c'était encore possible tandis que Mao se munissait de sa basse, Elisa et Angel de leurs guitares, Emmeline de son violon, Diane de ses baguettes et Constance de son micro.

Ce fut Alice qui monta sur scène la première, suivit de près par Emmeline afin de commencer en douceur par un duo de piano et violon. Dès que les fans les aperçurent, elles hurlèrent encore un peu plus, faisant monter la tension du coté des filles qui n'étaient pas encore entrer en scène.

- Paniquez pas comme ça, les fans vont pas vous manger. Ironisa la voix masculine de David derrière les filles.

Elles se retournèrent brusquement pour voir 4 des 6 Panik se moquer ouvertement de leur stress.

- Tu nous prends pour des débutantes peut-être ? Cracha Elisa avec fureur.
- On a pas besoin de vos conseils, allez plutôt vous occuper de Mamie. Réplique Mao sèchement, tandis que les premiers accords de piano s'envolaient de la scène.
- Tsss, ce que vous pouvez être susceptibles, c'est juste vous ou bien toutes les Françaises sont comme ça ? Questionna Timo, en prenant une pose de play-boy et un sourire charmeur.
- C'est juste toi, ou bien tous les Allemands sont aussi ridicule ? Demanda Constance.

Timo, qui n'avait pas du tout apprécié, était à deux doigts de se jeter sur la chanteuse pour lui faire passer l'envie de l'insulter. Mais il fut stopper net dans son élan par le regard assassin que Mamie Werner lui lançait.

- Timo, qu'est-ce donc que ses manières ? Tes parents ne t'ont-ils pas appris la galanterie ? S'offusqua la vieille dame.

Le MC des Panik se fit tout petit devant la Grand-mère de Jan. Les Apocalypse ne purent s'empêcher d'éclater de rire en voyant ça. Les Panik les fusillèrent du regard. La guerre était déclarée.

- Les filles, c'est à nous !!! S'écria Julie, légèrement paniquée.

_________________

La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a
promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du
bonheur avec de la vérité.
- Zola -


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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:22

Les Apocalypse se regardèrent et tendirent l'oreille. Effectivement, sur scène, Emmeline et Alice terminaient tout juste leur duo. Les Françaises se précipitèrent vers la sortie des loges, elles étaient en retard sur le planning. Elisa, Angel et Mao montèrent directement sur scène. Dans la panique, Diane avait fait tomber une de ses baguettes. Ce fut Linke qui la lui ramassa gentiment et il reçu en retour un des plus beaux sourires de la batteuse.

Deux minutes plus tard, toutes les filles d'Apocalypse étaient en scène et le show commença, plus déchaîné et plus puissant que jamais. Le public était aussi chaud que pour les Panik, c'était du pur délire.
Il dura plus d'une heure, pendant laquelle les jeunes artistes avaient tout donné, et le public le leur avait bien rendu.

Cependant, à peine les derniers riffs de guitares et les ultimes accords de violon et de piano se furent-ils envolés, qu'une fine pluie se mit à tomber sur la plage. Cela n'empêcha pas le public que clamer son enthousiasme et d'ovationner le groupe avec bonheur pendant de longues minutes. Constance remercia les fans chaleureusement, un immense sourire accroché aux lèvres. Le groupe salua son public avant de se réfugier à l'abri dans les loges. La pluie se faisait de plus en plus violente et le vent s'était levé. Aussitôt, la foule s'éparpilla et le lieu du festival se vida avec une rapidité incroyable. Ici les tempêtes étaient plutôt rares, mais elles se déchaînaient avec une violence inouïe et inondaient parfois les environs pendant plusieurs jours. Les Apocalypse renoncèrent à faire un rappel, de toute façon, il n'y avait plus personne dehors d'assez fou pour rester sous une pluie battante.
Personne ?
Si, il restait une douzaine de jeunes filles recroquevillées sous quelques parapluies dont le vent avait retourné la toile, et qui tentaient vainement de se réchauffer entre elles. Une petite poignée de fans que le temps avaient surpris, et qui, n'ayant pas assez d'argent, n'avaient put s'offrir l'hôtel ou le camping comme tout les autres. C'était les filles du Forum Officiel Français de Panik.

Ces derniers ne pouvaient décemment pas les laisser dehors, alors que le vent redoublait de violence et la pluie d'intensité, ils les prièrent de venir se mettre à l'abri dans les loges. Les filles ne se firent pas prier.

Il y avait Juliana, une grande blonde au caractère joyeux, elle entra la première, parfaitement à l'aise au milieu de ses stars préférées. Juste derrière venait Esther, les cheveux et les yeux châtains, elle paraissait de mauvaise humeur et se frottait les mains pour dégourdir ses doigts frigorifiés. A sa suite, Lisa entra dans les loges, le visage aimable et les yeux brillants, elle s'acharnait à faire passer son parapluie par l'encadrement de la porte, s'énervant même, jusqu'à ce que Franky lui suggère judicieusement de le replier. La jeune fille rougit et s'exécuta, se maudissant de ne pas y avoir pensée plus tôt.

Derrière elle, Laura attendait patiemment sous la pluie son tour de rentrer, pas dérangée du tout d'être trempée de la tête au pied. Ses longs cheveux roux bouclaient à cause de l'humidité et sous ses beaux yeux gris, l'eau avait fait couler son maquillage. Mais elle souriait joyeusement.

Les autres filles se hâtèrent de se mettre à l'abri car le vent était devenu si violent que les projecteurs de la scène commençaient à se décrocher. Elles trouvèrent une place où elle purent et s'installèrent. Certaines étaient totalement à l'aise, comme Sandrine, une jolie blonde à l'allure sportive et au sourire franc et communicatif ou Catherine, une petite brune un peu folle qui avait entreprit de dire bonjour à chacun des artistes présents. D'autres étaient plus réservées, intimidées par la présence de stars, comme Marguerite et Manon. Toutes deux se séchaient vêtements et cheveux en silence, en affichant des sourires amusés par la situation. Elles n'étaient pas bien grandes mais leurs yeux profondément colorés captaient les regards.

A leur coté, Mylène, une grande et belle brune paraissait très énervée car ses converses rouges avaient déteint sur ses chaussettes blanches, et même les remarques rigolotes d'Eloïse, une très jolie blonde aux yeux rieurs, ne purent lui arracher un sourire.

- Je sais pas si vous avez remarqué… mais je crois qu'il pleut ! Annonça Eléonore bien fort afin que tout le monde puisse l'entendre. Elle était la spécialiste des blagues pas drôles, mais sa remarque fit sourire tout le monde. Ravie de son effet, elle entreprit de sécher ses lunettes avec son T-shirt trempé. C'était une jolie brune aux cheveux courts et au rire communicatif.

A l'entrée des loges, la dernière des filles du Forum, observait tout le monde avec un sourire en coin. Lau' se demandait comment ils allaient pouvoir tenir dans une salle si petite. Elle passa une main dans ses longs cheveux noirs et rouges et réajusta ses vêtements. Elle avait un look mi skateuse mi gothic qui lui allait à merveille.
Mais Lau' avait raison, les loges étaient minuscules, et ils étaient maintenant 27 à l'intérieur, en plus du personnel du festival et du matériel.
Ils ne pourraient pas attendre ici la fin de la tempête. Mamie Werner eut alors une idée.

- Les enfants, je serais ravie de vous accueillir chez moi tant que la tempête ne se sera pas calmé. Annonça-t-elle avec un grand sourire.
- Non Mamie, c'est gentil, mais on ne va pas te déranger. Refusa Jan
- Déranger ? Mais pas du tout, Objecta Mamie Werner, tu sais que le manoir est grand, très grand, et qu'il n'est qu'à deux kilomètres d'ici.
- Madame Werner, nous sommes trop nombreux, vous imaginez le bazar qu'on risque de mettre chez vous ? S'inquiéta Linke.
- Oh, Linkounet, tu es trop mignon quand tu t'inquiète pour moi, s'attendrit la vieille dame, viens me faire un câlin.

Le bassiste des Panik aurait aimé disparaître sous terre, mais il n'en eut pas le temps car déjà la Grand-mère de son ami le prenait dans ses bras comme un enfant. Les Apocalypse pouffèrent de rire et sur les visages des fans s'affichaient des sourires attendris.

L'idée de s'installé dans la grande maison de Mamie Werner fut approuvée par tout le monde, même si les Apocalypse semblaient réticentes à partager le même toit que les Panik. Mais elle n'eurent pas le choix.

Aussitôt dit, aussitôt fait, les artistes remballèrent leurs instruments et les chargèrent dans le bus des Allemands, aidés par les fans, puis tout le monde embarqua à bord. Le véhicule mit plus d'une heure pour parcourir les deux kilomètres qui séparaient la plage de la demeure ancestrale des Werner à cause de la boue et des ruisseaux qui se creusaient de partout.

Il pleuvait tellement que la terre pourtant perméable, ne pouvait plus tout absorber.

L'océan était en furie. Certaines vagues atteignaient les 5 mètres de haut et venaient s'écraser avec fracas sur les récifs en une explosion d'écume. Le spectacle était grandiose, mais terrifiant. Sur la plage, les vagues mouillaient déjà les installations du festival, et certains chapiteaux disparaissaient déjà sous les flots.

Heureusement qu'ils avaient quitté les lieux aussi rapidement car rien que le fait de savoir que les loges où ils étaient, il y a une heure, était déjà sous deux mètres deux leur glaça le sang.

Enfin le bus arriva à destination. La maison de Madame Werner était une bâtisse immense, faite de vieilles mais solides pierres, profondément enracinée au sommet de la falaise. Elle avait de hautes fenêtres et deux petites tours qui lui donnait l'aspect d'une forteresse de conte de fée. Les éclairs qui déchiraient le ciel accentuaient l'effet lugubre des lieux. Autour du bâtiment s'étalait un parc immense, peuplé d'arbres démesurément grands et probablement centenaires. Les jeunes n'étaient pas rassurés du tout. A l'intérieur, tout semblait figé dans une torpeur poussiéreuse. Comme si aucun objet n'avait été déplacé depuis plusieurs siècles. Le mobilier et la décoration n'étaient d'ailleurs plus vraiment à la mode.

- Bon, j'ai très peu de chambres, désolée, il faudrait vous arranger. Déclara Mamie Werner.
- On trouvera bien un moyen de partager ne vous en faite pas Madame, répondit poliment Emmeline.
- Oui, ne vous inquiétez pas, on se tassera. Approuva Timo qui regardait Lisa avec insistance.

Mais la vieille dame ne l'entendait pas de cette oreille. Elle était fermement accrochée à ses principes et sa morale.

- Non, non, non jeune homme, je ne suis pas née de la dernière pluie. Je ne veux aucun mélange mixte dans les chambres, est-ce clair ? Ordonna la maîtresse de maison.

Le MC acquiesça en silence. Diane réprima un fou rire.

- Bon, je vous laisse vous débrouillez comme des grands. Ne faites pas de bêtises. Si vous avez besoin de quoique ce soit, demandé à Jan, il connaît bien la maison. Pour le dîner, servez-vous de ce que vous voulez, tout est dans la cuisine. Annonça Mamie en quittant la pièce.

Les Panik, les Apocalypse et les fans se concertèrent du regard en silence.

Il fallait se partager les lieux. Qui aurait les chambres ? La fatigue et le froid se faisaient sentir. Pas une fenêtre, ils s'aperçurent avec stupeur que la pluie était devenue neige.

- De la neige ? A cette époque-ci de l'année ? C'est pas normal. S'étonna Marguerite.
- On s'en fiche qu'il neige ou pas, on est à l'abri…
- Le problème n'est pas là, il faut se partager les chambres. Insista Eloïse.
- Ouais, et je refuse de dormir par terre, je suis chez moi après tout, décida Jan.

Exaspérée, Angel lui fit une grimace que le DJ lui rendit.

- On à qu'à tirer au sort, proposèrent David et Constance en même temps. Etonnés, ils se lancèrent des regards noirs.
- Bonne idée, approuva Sandrine en sortant de sa poche une pièce de monnaie. Pile pour les gars, face pour les filles.

Puis elle lança la pièce de monnaie en l'air et l'a rattrapa au vol avant de la plaquer sur le dos de sa main. C'était Pile !

- Niaaaaaah, c'est nous qui avons les chambres !!! Hurla Timo au sautant en l'air comme un fou.

Les Panik affichèrent des sourires satisfaits. Quelques filles tentèrent de protester, mais Juri leur rappela que c'était le sort qui avait décidé, et qu'elles n'avaient rien à dire, puis ils prirent leurs bagages et s'éloignèrent. On entendait leurs cris de joie dans toute la maison. "We are the champion, we are the champion" le chant de victoire de Jan, David et Timo résonnait joyeusement.
Les fans étaient amusées de leurs comportements et tristes d'avoir perdues. Vexée, Mao ne se laissa pas faire.

- Vous avez le confort, mais nous, on a la cuisine !!! Cria-t-elle avec sadisme.

Aussitôt les cris des garçons se turent. Ils firent demi-tour rapidement, mais les filles s'étaient déjà enfermée dans la cuisine. Linke et Franky protestèrent à travers la porte, suppliant les filles de leur donner au moins un bout de pain, mais les Françaises refusèrent catégoriquement.

Dépités, les Allemands montèrent se coucher.


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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:24

CHAPITRE 2 - Mao Chan (traduit en anglais)



Le sommeil était venu prendre une par une, chaque filles posées dans la cuisine, suite à la division de la demeure. Le vent continuait de souffler à l’extérieur, ce qui rendait pénible la venue du sommeil. Les filles essayaient tant bien que mal de se caler confortablement avec leurs affaires et entre elles. S’aidant des meubles de la cuisine. Aussi certaines étaient affalées sur la table, d’autres allongées à même le sol, et quelques unes, dormaient assises contre le mur. Les 20 filles, étaient finalement parvenues à trouver le sommeil après plusieurs heures de lutte…
Les 6 garçons quand à eux, confortablement installés dans leurs lits respectifs, dormaient d’un sommeil profond, malgré la tempête à l’extérieur et le fait que leurs estomacs soient désespérément creux !

La nuit se passa, et chacune s’éveillaient au fur et à mesure. Les filles se réunirent pour finalement aller toutes ensemble prendre leurs douches. Une chance que la maison soit suffisamment grande et contienne plusieurs salle de bain, permettant ainsi aux deux groupes d’avoir chacun des sanitaires. Elles parlaient de tout et de rien, certaines étaient surprises de la spontanéité de cette tempête de neige, Laura expliqua alors aux filles, pendant que certaines se douchaient, et dieu sait que certaines filles peuvent être lente, que cela n’avait rien de très surprenant ! Vu l’emplacement géographique du lieu, la proximité de la côte, et les variations de températures des dernières semaines, qu’une telle tempête éclate, n’est pas vraiment surprenante. Non, là ou c’était surprenant, c’est qu’aucune mesure n’ai été mise en place face à une tempête de ce type, car aucun organisme ne semblait être présent au festival pour guider les gens…

Les filles se douchaient et discutaient. Les garçons quand à eux, dormaient encore…tous, sauf un. Enfin, c’était le cas il y a encore quelques secondes. Mais le bruit grondant et sourd, qui s’éleva d’une des chambre, fut tel, que l’occupant ne put s’empêcher d’émettre un râlement qui éveillât tout ces congénères.
Timo : « Ahhhhhhhhhh !!!!!! J’ai faim !!!!!!!!!! »
Le Mc, peu content de n’avoir rien mangé depuis hier midi, ne put contenir son agacement. Alors qu’il pestait dans son oreiller, l’une des portes communicante entre les chambres s’ouvrit dans un grand claquement, laissant apparaître une immense masse, dont le visage était marqué par les plis des draps.
Juri : « Timo, tu viens de signer ton arrêt de mort ! J’étais en train de rêver que Mike Portnoy me proposait … »
Voyant la mine désintéressée de Timo, il se rua sur lui et l’étrangla avec son bras. S’assurant que les cris de son pauvre martyr soient étouffés dans les coussins ! Ameutés par les quelques cris sur aigus qu’avait put pousser Timo, David, Jan, Franky et Linke arrivèrent à moitié endormi. Semble t’il que ce genre de situation ne leur était pas vraiment étrangère…
Après avoir passé 10 bonnes minutes à expliquer calmement à leur batteur, la nécessité qu’il laisse leur chanteur en vie, sans pour autant essayer de libérer Timo de l’asphyxie, ils réussirent à faire en sorte que Juri lâche doucement le chanteur.
David : « Voilà une bonne chose de faite…bon et bien, comme on est tous réveillé, on fais quoi ? »
Timo : « J’ai faim ! »
Franky soupira : « Tu es pas croyable, Juri a faillit te briser la nuque suite à cette même réflexion, et tu continue, à croire que tu aimes ça… »
Timo : « Oh ca va ! Je sais que je suis pas le seul à avoir l’estomac dans les talons ! Sauf que moi je ne peux pas le cacher ! Et j’en ai aucune envie d’ailleurs ! »
Linke : « Il a pas tort, on a rien mangé depuis hier midi, et on a eu le concert entre temps, et comme avec cette division de terrain on a pas accès a la cuisine, on a rien pu manger hier soir ! »
Timo : « Je ne tiendrais pas une heure de plus sans manger ! »
Juri : « Tu penses quand même pas aller voler de la nourriture en cuisine ! »
Timo : « Parce que tu vois une autre solution ? Les filles sont toutes montées à la douche, et vous savez comme moi, que ça y passe des heures, donc on a le temps de faire une petite descente ! »

Sur ces quelques paroles, qui, après avoir été pesées, pour savoir si oui ou non ils prendraient le risque de passer outre la ligne de démarcation, les six musiciens s’habillèrent et se dirigèrent vers la cuisine sur la pointe des pieds.

Les volets dans la cuisine était encore fermés, et le peu de lumière qui y passait, suffisait juste à discerner les différents meubles.
Timo s’avança vers le frigo, tandis que les autres récupéraient dans les placards des bols et différents aliments dans les placards.
Il avait la main posé sur la poigné du frigo et s’apprêtait à l’ouvrir, si la gamelle du chat ne lui avait pas atterri en plein dans le front.
La gamelle en fer tomba par terre dans un bruit métallique assourdissant. Le Mc se tenait le front et pesta toutes les injures qui lui traversèrent la tête.
D’un seul coup la lumière s’alluma dans la cuisine, faisant se stopper au même moment les 5 autres garçons qui se chargeaient les bras de victuailles.
Timo ouvrit les yeux et regarda devant lui, dans un rictus mêlant à la fois peur et colère, il montra une mine renfrognée.
Quelques mètres devant lui, assise par terre, dos au mur, Mao était posé, la tête sur la house de sa basse. Visiblement, la bassiste des Apocalypse, avait trouvé le sommeil contre sa basse, et contrairement aux autres filles, avait continué de dormir. Connaissant bien leur collègue, les autres filles du groupe ne s’était pas risquées à réveiller la jeune fille, qui n’était pas connue pour être tendre si on venait interrompre son précieux sommeil.
Mao : « T’es culotté, premièrement de passer au delà de la ligne de séparation, deuxièmement de venir nous piquer de la nourriture, et troisièmement de me réveiller. »
En disant cela sur un ton calme, et pourtant terriblement froid et vide de toute sympathie, la bassiste s’était relevé, et faisait face aux 6 « envahisseurs ».
Le bruit métallique de la gamelle tombant au sol, fit que les filles ayant fini de prendre leur douches rappliquèrent bien vite.
Elles se tenaient dans l’embrasure de la porte, et fixait successivement les garçons qui serraient ce qu’ils avaient put prendre contre eux, Timo qui lentement reculait sans mouvement brusque, et Mao qui fixait le chanteur d’un regard carnassier.
Eloïse : « Mais qu’est ce qui se passe ? »
Alice : « J’en sais rien, mais ce qui est sûr, c’est que ces mecs n’ont rien à faire ici ! »
Juliana : « C’est pas dramatique si ils ont passé la ligne. »
Constance : « Pas dramatique en soit, c’est sûr ! Mais c’est déplorable qu’ils profitent de notre absence pour nous voler de la nourriture ! »
Mao : « Exactement Constance, et c’est bien pour ça que je compte leur apprendre à respecter les règles établies ! »
Sous l’annonce de la potentiel menace que venais d’émettre Mao, les 6 garçons, comme unis par une seule et même idée, se dirigèrent, petit à petit, vers la deuxième porte de la cuisine, afin de trouver une échappatoire.
Alors que Franky allait ouvrir la porte et se mettre à courir pour fuir l’être de violence qui commençait à s’éveiller, il s’écroula au sol dans un râlement étouffé après un bruit sourd. Mamie Werner ouvrit alors la porte un peu plus grand, et regarda Franky allongé au sol.
Mamie Werner : « Ohhhh désolé Franky, j’aurais dû faire attention en ouvrant cette porte… »
Linke, sans vraiment le contrôler, partit dans un fou rire peu discret, et qu’il n’arrivait pas à réprimer. Il imaginait pourtant combien ça pouvais faire mal de se prendre une porte de plein fouet tel que Franky venait de se la prendre. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de rire, pour évacuer la pression qui s’était accumulé depuis le début de cette tempête, ajouté à cette mission de ravitaillement et le fait de s’être fait prendre, aussi que Franky se prenne une porte ainsi, lui fis lâcher la pression d’un coup !
David : « Tu pourrais être sympa Linke et attendre qu’il ne soit plus là pour se foutre de lui… »
Linke : « Désolé….c’est nerveux… »
Il articula ces quelques mots avec peine, et alors qu’il semblait enfin reprendre le contrôle, voir le visage de son ami, dont le nez avait doublé de volume et avait pris une belle teinte violacée, le fit repartir de plus belle dans son fou rire.
Mamie Werner : « Montre moi Franky ! Je suis vraiment désolée ! Ca n’a pas l’air cassé, mais ton nez ne va pas retrouvé une couleur normale avant quelque jours, et d’ici ce soir je pense qu’il aura retrouvé sa taille normale !»
Linke n’en pouvait plus, il imaginait déjà le visage de Franky, avec au milieu, passant chaque jour à une autre couleur, son nez, un jour violet, l’autre bleu, ou encore vert. Il ne pouvait réprimer son hilarité. Il était tellement paralysé par son rire, qu’il avait fini par terre, à s’en tenir le ventre.
Mamie Werner : « Heureusement que ce n’est pas toi mon petit chéri qui s’est prit cette porte ! Mon pauvre Linke, je m’en serais voulue à vie d’avoir déformé ton beau visage ! »
Et l’impensable arriva, Linke d’un seul coup s’arrêta de rire, là où tous les autres commencèrent à contenir leur propre rire. Il se tourna vers Mamie Werner, et rit jaune, pour ensuite se relever et récupérer les affaires qu’il avait posé.
Alors qu’il posait sa main sur la boite de café, Emmeline posa la sienne dessus au même moment .
Emmeline : « Aux dernières nouvelles, tout ce qui se trouve dans cette pièce est à nous ! Et vous n’avez rien a faire ici, donc DEHORS ! »
Bien forcés d’abdiquer, étant donné que toutes les membres des Apocalypses étaient à présent réunies, et que les fans présentes ne semblaient pas prêtes à prendre parti de façon claire. Les garçons retournèrent à leurs chambres, puis filèrent à la douche, le ventre toujours désespérément vide ! Cependant, ils avaient trouvé une occupation des plus amusante pour oublier leur faim, charrier au possible Franky sur son visage tuméfié, et Linke qui est devenu l’amoureux de Mamie Werner.

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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:25

Les filles prirent leur petit déjeuné dans le silence le plus complet, avec Mamie Werner, qui s’assurait que toutes les filles aient de quoi manger suffisamment.
Esther : « Dites Mamie Werner, comment ça se fait que vous ayez autant de nourriture pour 30 personnes ? »
Mamie Werner : « Ahhhh tu es une petite futée toi ! Et bien, je suis plus toute jeune, et bien que j’ai l’esprit vif et fougueux, aussi indomptable qu’une panthère... »
Lau’ à voix basse pour sa voisine de table Laura : « A mon avis, elle attend que ce soit Linke qui vienne la dompter… »
Laura pouffa de rire, et avala presque de travers son chocolat chaud sous les sous entendus de son amie…
Mamie Werner : « Et comme je suis née dans ce village et que j’y connais tout le monde, bien que je sois en retrait sur cette colline, j’ai établi plusieurs marché avec les commerçants des alentours, qui, tous les mois me refont mes réserves, tout est entreposé dans les différents gardes mangés dans la maison. Et comme à la fin du mois je devais tenir une grande réception pour le village, j’ai eu des suppléments, il y a de quoi manger pour 200 personnes sur 2 jours, alors comme nous comme moins, je pense que ça devrais tenir la semaine. »
Les filles ravies de savoir que ce n’est pas la nourriture qui allait manquer, se sont permise de reprendre une savoureuse tartine trempée dans leur chocolat chaud, pour la plupart.

A la fin de ce petit déjeuné copieux, et après avoir fait la vaisselle, chacune alla à son occupation, avec gaieté.

Les garçons, quand à eux, étaient en pleine discussion, assez vive même !
Timo : « Je ne tiendrais pas une minute de plus le ventre vide ! »
Jan : « Ca va, t’as pas à te plaindre, Mamie nous a ramené des croissants. »
Timo : « C’est pas un malheureux croissant qui me suffira… »
Juri : « Sur ce point je suis d’accord avec Timo, je tiendrais pas non plus très longtemps… »
David : « J’avoue, même moi la faim me tenaille, il faut vraiment qu’on trouve un moyen. »
Linke : « On en serais pas la si Timo aurait pas eu la merveilleuse idée d’aller piquer de la nourriture. Comme si on été pas déjà assez en froid avec les Apocalypse… »
Franky : « C’est vrai que les fans sont sympa, elles nous ont rapporté du chocolat chaud en douce également, mais les Apocalypse, je crois que là, on les a vraiment énervées au possible…mon dieu, pourquoi ce doit être avec elles qu’on se retrouve coincés chez la grand mère de Jan ! »
Jan : « Bah il tient qu’à nous d’arranger les choses. »
Juri : « Tu veux dire quoi par là ? »
Jan : « Et bien, si on allais discuter avec les filles du groupes, pour trouver un terrain d’entente, elles peuvent pas être aussi sadique que ça…bon sauf leur bassiste, elle me file la chair de poule, mais les autres ont l’air adorable sous leurs airs de brutes ! »
Linke : « T’as peur d’une bande de fille Jan ? »
Jan : « Si tu me dis que tu n’as pas un minimum peur de te retrouver seul avec ces six folles, je te considérerais à l’avenir comme un aliéné ! »
Timo : « Tu veux aller discuter avec elle, c’est plutôt toi le fou, l’autre folle a voulu me mettre en morceaux tout a l’heure, tu crois réellement que ce genre de personne est ouverte au dialogue ? »
Une nouvelle fois, le bruit gargantuesque de l’estomac de Timo se fit entendre, et celui ci dans un infime espoir de calmer son ventre, compressa son abdomen avec ses mains.
Jan : « Tu vois une autre solution, avant qu’on ne devienne cannibales et qu’on se dévore les uns les autres ? »
David : « Jan t’es dégueulasse quand tu t’y mets ! »
Jan : « Un minimum réaliste… »
Jan et David partirent dans un fou rire, imaginant à quoi ils pourraient ressembler en zombie suceur de moelle osseuse !
Franky : « C’est clair, je crois qu’il a raison, si on veux pas finir avec 10 kilos en moins il vaut mieux aller les voir, elles sont civilisées un minimum, on devrait pouvoir trouver un compromis….mais je pense qu’il faudra que Timo s’excuse… »
Timo : « De quoi ? j’ai rien fais ! Si elles n’avaient pas un aussi mauvais caractère, on en serait pas là ! Pourquoi ce serait à moi de m’excuser ? »
Et leur conversation reprit de plus belle, pour essayer d’expliquer à Timo, que si il comptait apaiser le dragon affamé qui était en lui, il allait devoir ravaler sa fierté.

Constance et Mao, discutaient littérature et cinéma, posées dans un coin de la cuisine. Soudain Mao se leva, Constance souleva un regard interrogateur.
Mao : « Je vais m’en griller une dehors, le vent à l’air de s’être calmé, tu m’accompagnes ? »
Constance : « Tu sais que je ne fume pas et toi tu devrais arrêter, mais je tiens à te convaincre que les textes de Kant ne sont pas dégoulinant d’amour envers l’humanité ! »
Les deux filles se dirigèrent vers la porte d’entrée, alors que les garçons sortaient dans le couloir pour aller trouver les Apocalypses.

Mao ouvrit avec peine l’immense porte en chêne, alors qu’elle portait son zippo à l’extrémité de sa cigarette, elle se figea nette, et Niph’ poussa un cri de surprise, qui ressemblait plus ou moins à « OH PUTAIN !!! » .
Toutes les filles rappliquèrent en moins de deux secondes, et les garçons se rapprochèrent derrière Mao, et sur le visage de chacun on put lire une surprise immense, tel un choc, et dans leurs yeux, une pointe d’inquiétude se montrait…

Mao avança la main devant elle, et parcouru l’immense bloc blanc du bout des doigts…

Angel : « Mais c’est quoi ça ? »
David : « A première vue… »
Catherine : « …je dirais… »
Diane : « …un immense… »
Juri : « …bloc de neige. »

Aucun doute, le froid mordant qui parcourait les doigts de la bassiste ne la trompait pas. Plus de 2m50 de neige était derrière la porte, bloquant toute sortie. En s’avançant un peu, elle pouvait voir le ciel, qui lui était a la fois blanc et gris.

Dans un même geste la plus part des filles ainsi que les Panik, prirent leurs portables, et tous poussèrent un cri, quand ils se rendirent compte qu’aucun réseau n’était disponible ! Même les numéros d’urgences ne passaient pas, et c’était une chose plus qu’inquiétante en soit !

Mamie Werner arriva d’un pas léger, et en voyant la tête, plus que surprise de la jeune foule, pris la parole.
Mamie Werner : « Ah ! Vous n’aviez pas encore vu qu’il était tombé près de 3m de neige ! Il faut dire que les volets sont tous fermé. Vous pouvez laisser tomber vos portables, bien qu’habitant au sommet de cette colline, aucun réseau ne passe ici, je n’ai jamais compris pourquoi ! »
Diane : « Mais ce n’est pas grave, vous avez le téléphone ici, non ? »
Mamie Werner : « Bien entendu ! »
Tous poussèrent un soupir de soulagement.
Mamie Werner : « Mais…avec toute cette neige qui est tombé, les câbles ont lâché, et beaucoup de lignes doivent être remises en état ! C’est un miracle que l’électricité passe encore, une chance pour nous, que ma demeure, est desservie par un réseau sous terrain… »
Sandrine : « Ca veut dire…. »
Marguerite : « Qu’on est coincé ici ! »

A nouveau une discussion s’éleva, certaines voix se faisant plus entendre que d’autres. Il était déjà difficile pour les deux groupes de se supporter durant une scène commune, une journée entière était une horreur, alors devoir vivre ensemble pour une durée indéterminée….
« Autant se mettre tout de suite sur la gueule ! » avait décrété Mao d’une voix forte.

Cette phrase fut accueillie par un silence, alors qu’elle refermait la porte d’entrée.

Lisa : « Mais ça va pas ! Si tu pouvais arrêter de vouloir toujours tout régler en tapant sur les autres ce serait pas mal ! »
Manon : « Elle a raison ! Ils n’ont rien fait ! et puis, cette histoire de division de territoire est idiote ! Regarde les, ils sont affamés ! C’est pas humain de faire une chose pareille ! »
Mao : « Qui as dit que j’étais humaine ? »
Constance : « Elles n’ont pas tort Mao, on est peut être allé trop loin ! »
Julie : « Regarde deux minutes leurs têtes à elles ! Ces filles ne sont pas comme nous, elles n’ont pas l’habitude de pouvoir dormir n’importe où et n’importe quand . »
Elisa : « Ce serait pas juste de les faire dormir encore une fois dans la cuisine à cause de notre différent avec les Panik ! »
Mylène : « Et nous on apprécie vos deux groupes, on trouverais ça injuste de profiter des chambres si vous vous dormez dans la cuisine ! »
Juliana : « Je suis sûre, qu’on peux trouver un compromis ! »

A ce moment, Jan qui écoutait à demi la conversation des filles, s’approcha.

Jan : « Et bien, si vous êtes prêtes à nous laisser accès a la cuisine, ainsi que le reste de la maison librement, alors nous pourrons sans aucun doute trouvé un arrangement ! »
Elisa : « C’est bien beau ta proposition, mais nous on a le droit à quoi ? »
Jan : « L’accès au chambres et à notre côté de la maison ! »
Diane : « Ca me semble honnête ! »
Jan : « Parfait alors on fait ça comme ça ! »
Constance : « Minute papillon ! Je ne suis pas totalement d’accord ! »
Tout le monde regarda Constance, d’un air surpris, ils pensaient que si quelqu’un allait contester un arrangement, ce serait Mao, pas la calme et chaleureuse Constance.
Constance : « Vous avez passez une première fois, outre notre arrangement ! Personnellement, j’attend des excuses, pour avoir trahi notre confiance ! »
Mao souriait en coin, tandis que les autres, bien que dérangés que l’arrangement n’ai pas été conclu, durent admettre que les Panik avaient essayé de les rouler !
Jan soupira et repartit vers les garçons.

Jan : « Bon les gars, vous avez toujours aussi faim ? »
Juri : « J’avoue que cette découverte ma coupé l’appétit pour le moment . »
Linke : « C’est pas cool en effet, même nos forfait internationaux ne passent pas, on est vraiment dans la merde ! »
Franky : « Encore être bloqué c’est pas le problème, pour moi le soucis, c’est qu’on est coincé avec les Apocalypses ! »
David : « Je te l’accorde, c’est sans doute ça le pire… »
Timo : « Et qu’on ai toujours rien mangé, c’est pas dramatique peut être ! Ces filles nous pourrissent l’existence, depuis aussi longtemps qu’on fait des scènes avec elles…et dieu sait que des scènes on en a fait un paquet avec elles… »
Jan : « Puisque tu parles de nourritures Timo, on va peut être pouvoir y avoir accès. »
Timo : « Vrai ? Ohhh trop bon ! Amène le repas, je vais m’enfiler trois steaks, tu vas voir ! »
Linke : « Loin de moi l’envie de te couper dans ton élan Timo, mais il me semble qu’il a dit « peut être », je me trompe ? »
Jan : « Tu te trompes pas, les filles sont prêtes à nous laisser accès à l’aile ouest de la demeure, donc la cuisine comprise… »
Timo : « Si quoi ? »
Jan : « Si on leur laisse accès au reste des chambres de la partie est… »
Timo : « Si c’est que ça…du moment qu’aucune n’a leurs chambres à côté de moi, quoi que l’une des fans à l’air pas mal, non ? T’en penses quoi David ? »
Linke: « Je voudrais pas jouer les rabat-joies Timo, mais il me semble que Jan n’avait pas fini sa phrase … »
Jan : « …elles veulent aussi des excuses. »
Timo : « … »
Sous le regard appuyé et surtout affamé de ses compagnons, Timo abdiqua en baissa la tête dans un énorme soupire, et s’avança vers le groupe de fille…

Alice donna un coup de coude dans le bras de Constance, qui se retourna, et en apercevant le petit Timo luttant avec lui même pour garder le peu de dignité qui lui restait, souriait d’une façon amusée.
Toutes les filles se tournèrent vers Timo, les Apocalypses en première ligne.
Timo regarda à tour de rôle chacune des filles du groupe, et admit intérieurement, que ces 8 filles, en imposaient pas mal.
Timo soupira et lança sur un ton désinvolte : « Je m’excuse d’avoir passé outre notre arrangement de la veille, c’était pas correct, je l’admet, disons que c’était l’instinct de survie… »
Les filles se regardèrent, perplexe, puis au final, hochèrent la tête entre elle, en signe d’entente.
Julie tendit alors la main à Timo, comme pour finaliser leurs derniers accords. Ce dernier, se sourit à lui même et serra la main de Julie.

Enfin, la vraie cohabitation allait commencer.

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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:29

Du fait de ce nouvel accord, les filles déménagèrent leurs affaires dans les chambres. Bien souvent à deux par chambre, à part quelques membres des Apocalypses, connues pour leur rythme de vie assez complexe et perturbant pour les autres.
Au plus proche des Panik, il y avait les chambres des fans, alors que les Apocalypses s’étaient mis à l’autre bout du couloir.
Ils avaient accepté de cohabiter, le temps que l’aide arrive. Il n’avait jamais été convenu de devoir se parler tout les jours, tout sourire et de devenir les meilleurs amis du monde.
Comme dirait Elisa, « On n’a pas élevé les cochons ensemble, ni regardé un coucher de soleil un soir d’été, donc pas question de leur faire de grands câlins au réveil, du jour au lendemain ! »
Et oui, le tempérament d’une Apocalypse ne se change pas ainsi…mais il fallait savoir que du côté des Panik, le discours était à peu près le même, à quelques virgules près !

Etant donné que les filles avaient prit un petit déjeuné copieux, les garçons alors que le cadrant affichait 13h, s’étaient rué en cuisine, pour assouvir leur faim plus qu’importante. Tel des sauvages, ils s’étaient battus pour obtenir les dernières cuillères de purée de pomme de terre, ou la dernière part de steak, que Mamie Werner avait soigneusement préparé !
Mais, la dernière part de gâteau, et cela était prévisible, ne fut même pas sujet à discussion.
Jan : «Ha ! Il reste encore de la tarte au pomme, je sens que je vais me régalé ! »
Mais à peine Jan, dirigea sa main vers le plat à tarte, qu’une cuillère en bois vint heurter son dos de main d’une façon peu délicate.
Mamie Werner : « Ce ne sont pas des manières Jan ! Laisse donc en à tes camarades !»
Timo : « Ta mamie a absolument raison ! Tu es un vilain petit fils ! Je me ferais une joie de terminer ce… »
Mamie Werner : « Tiens pour toi mon petit Linke ! Je suis sure que tu meurs d’envie de prendre cette dernière part de tarte ! Si tu veux je peux te la réchauffer, elle n’en sera que meilleure ! »
Linke, bien que ravit d’obtenir la dernière part, sans avoir à se donner à un jeu de main avec ses camarades, fut plutôt gêné que ce soit grâce à Mamie Werner qu’il l’obtient !
Il la prit, et sourit, gentiment à la vieille femme, sous le regard à la fois hilare de certains de ces amis et bougon d’autres.

Certaines des filles profitèrent du fait d’avoir une chambre, pour récupérer de leur nuit qui fut courte et inconfortable !
D’autres, ce sont amusée à explorer la demeure, qui en plus d’être immense, était bâtie telle un labyrinthe, un dédale de couloir parcourut de porte donnant sur diverses pièces, certains autres conduisant sur d’autres couloir encore !
Organiser une partie de cache-cache dans cette demeure, aurait été très difficile à terminer !
Les Apocalypses, ayant l’habitude des nuits courtes, s’étaient réunies dans la chambre d’Emmelyne, pour parler des prochains évènements.

Diane : « On est vraiment coincé ici alors ? »
Julie : « A moins que tu n’ai de quoi passer au dessus d’un mur de 3 mètres de neige, je pense que oui, nous sommes coincés ! »
Angel : « Bah, c’est pas bien grave, on a de quoi manger d’après ce que nous a dis Mamie Werner ! Et puis, la tempête finira bien par se calmer, les routes seront dégagé et les secours arriveront ! »
Constance : « Angel à raison, cette situation ne va pas durer une éternité non plus ! Je pense, que si la situation était réellement dangereuse, les secours seraient intervenus, ils ont suffisamment de moyen, quitte à devoir mobiliser tout le reste de la France ! »
Emmelyne : « D’ici la, il faudra être patients surtout ! »
Elisa : « Entre nous, c’est pas un problème, on est ensemble depuis un paquet de temps, on s’est supportées dans de bien pire condition. Comme cette expédition dans la montagne, sans téléphone, ni ordinateur, juste des sacs à dos et des points relais ! Vous vous rappelez ce voyage pour nous « Ressourcer ! » ? »
Les filles dans un même geste levèrent les yeux au ciel, pensant à la catastrophe qu’avait été ce séjour ! Les évènements qui s’étaient enchaîné, avaient valus à deux d’entre elles un séjour à l’hôpital, une dizaine de séance chez des kinés pour trois autres, et les dernières restantes avaient le droit de s’occuper de leurs amies bien mal en point !
Mao se mit à rire en repensant à un des épisodes de ce séjour.
Mao : « Mais quand même, le plongeons dans le lac pour échapper au sanglier était royal ! Alice la tête recouverte de vase, et Elisa avait de la boue partout car elle était tombée en sortant de l’eau ! »
Alice : « Epargne nous ces souvenirs, dans d’autres circonstances, ça aurait put être marrant, mais c’est arrivé le troisième jour ! On avait encore trois autres jours à tirer dans cette montagne ! »
Constance : « Bah, au moins, ici, on ne se fera pas pourchasser par un sanglier, et aucun éboulement de terrain ne va avoir lieu sous nos pieds ! Et nous sommes au sommet de la colline, alors on ne risque pas d’être pris sous une avalanche !»
Angel : « Tu as raison, ici, nous sommes en sécurité, rien ne peut nous arriver ! »
Dieu, si elles avaient sû à quel point elles étaient loin de la vérité. Si elles avaient sû, peut être ne seraient elles pas en train de rire allègrement sur le ridicule de la situation.

Au bout du compte, les deux groupes s’évitaient avant tout ! Préférant rester d’un bout à l’autre de la demeure, faisant des détours pour ne pas se croiser. Quelque part, ça pouvait friser le ridicule, mais bon, la patience, n’était pas forcément une vertu que chacun des membres possédait !
Aussi, l’idée était plutôt bien trouvée.
Mamie Werner, quand à elle, vaquait à ses occupations, comme si il n’y avait personne dans sa demeure. Il arrivait de la voir passer en coup de vent, faire ci et la, un brin de ménage ! C’est que pour son vieil âge, elle gardait la forme la mamie !

20h sonnait à la grande pendule du salon principal. Son gong glacial retentit dans toute la demeure. Annonçant l’heure du repas, et bien entendu, tout le monde se dirigea vers la cuisine, pour y trouver une table vide. Pas de couverts, ni de bons plats fumants, il n’y avait rien !
Chacun se regardèrent, surpris, et un peu affamé. Qui as dit que les jeunes étaient des morfales ?
Mamie Werner, ouvrit la porte, que Franky s’était pris de pleins fouet, plus tôt dans la matinée.
Mamie Werner : « Que faîtes vous la ? Je vous attend pour manger moi ! »
Jan : « Ah ? On mange dans la salle à manger ? »
Mamie Werner : « Bien sur ! Tu ne pensais pas caser tout ce monde dans ma cuisine tout de même Jan ! »

Le groupe de jeune se déplaça alors à la suite de la grand mère de Jan. Pour arriver dans une immense pièce, ou de magnifiques lustres anciens en cristal pendaient du plafond. Une table faite tout en longueur était soigneusement dressée. Une agréable odeur de nourriture parvenait à leurs narines, leurs mettant l’eau à la bouche. Mais bien entendu, une si grand table, les plats, bien que réparties sur toute la longueur, les plus grands plats sont toujours au centre.
Dès lors que vous avez deux groupes rivaux, la moindre petite chose est sujet à mettre le feu au poudre.
Elisa : « Dites, vous pensez quand même pas prendre ces places la ! »
Elle désignait à ce moment les quatre places centrales de chaque côtés de la table.
Franky : « Et bien si justement ! Nous sommes six, donc trois de chaque côté ! Ca me semble être une place idéale ! »
Julie : « Mais c’est qu’il y croit dur comme fer, notre petit guerrier. »
Juri : « Ca vous tuerait pour une fois de pas vous foutre de nous ! »
Angel : « A mon avis, vous l’avez plus charrier en deux heures avec son cocard, que nous depuis tout le temps où l’on vous connaît ! »
David : « Ca ne change rien au fait que nous prenons ces places là ! On est les seuls mecs de la maison, vous allez pas faire votre loi pour autant ! »
Emmelyne : « Parce que tu penses qu’on va vous laisser les plats les plus copieux rien que pour vous ! Tu prends tes rêves pour des réalités ! »

Les fans, qui commençait à voir la situation se dégrader peu à peu, décidèrent d’intervenir tant bien que mal.
Eléonore : « Vous allez quand même pas vous prendre la tête pour une histoire de place ! »
Timo : « C’est pas que des places, c’est aussi notre intégrité, et aussi notre nourriture ! »
Sandrine : « Mais c’est bon, c’est pas un drame si vous avec pas les plus gros plats, faut arrêter ! »
Mao : « Non ! Parce que bien manger, c’est le début du bonheur ! »
Et c’est sur cette phrase pleine de bon sens, que Mao jugea bon de mettre fin au débat, en s’installant sur une des chaises centrales, qui faisait l’objet de tant de convoitise !
Alors que le massacre semblait s’annoncer, envers la jeune bassiste, Mamie Werner intervint.
Mamie Werner : « Pas de sang sur mon parquet ! Les garçons vous allez à ma gauche, et les filles à ma droite ! Après, vous vous arrangez entre vous ! »

Personne ne contesta l’autorité de la maîtresse de maison, et se tut. Les Apocalypses d’un côté, les Panik de l’autre. J’ignore si vous avez déjà mangé en face de quelqu’un que vous avez du mal à encadrer, mais ça a le don de vous coupez l’appétit ! Surtout quand ces personnes ont le chic pour prendre les morceaux de viandes que vous vouliez, souvent au cours du repas, on frôlait le plantage de main avec une fourchette !
Mais globalement, mis à part des regards qui en disaient long sur l’animosité régnante entre les deux groupes, le repas se passa relativement calmement !

Les fans réparties sur les deux extrémités de part et d’autres de la tables, discutaient de tout et rien, parfois entre elles, parfois avec les membres du groupes, et bien souvent détendaient l’atmosphère entre les membre du groupes, qui étaient très électrique !

Quand ce grand repas, qui fut plus que succulent, pris fin ! Tout le monde donna un coup de main pour débarrasser et faire la vaisselle ! A savoir que ca mis plus de une heure pour tout faire, et allez savoir par quel miracle, mais rien ne fut briser au cours de cette organisation plus que délirante, supervisé par Mamie Werner !

Il était donc 23h, et les jeunes étaient fatigué, car se crêper le chignon à longueur de temps, c’est épuisant !
Se saluant à la va vite, et remerciant Mamie Werner, chacun partir dans leur chambre, pour s’écraser lamentablement dans leurs oreillers !

Durant la nuit, alors que la plus part des fans dormaient d’un sommeil profond, certains membres des Apocalypses ainsi que des Panik furent réveillé, pas d’étranges bruits provenant de toute la maison. Des craquements, des sifflements, des gongs, des murmures, et parfois même des mélodies. Oui, tant de choses étranges, à laquelle, ils ne pouvaient pas toujours trouver d’explications. Quelques uns, tirèrent leurs couvertures sur leurs tête, pour étouffer ces bruits inquiétant et replonger dans le sommeil. D’autres essayèrent tant bien que mal de trouver des explications logiques aux bruits, mais finirent par s’endormir, épuisé !

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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:29

Le lendemain matin, après une nuit, plus confortable que la précédente. Les différents groupes, se relayèrent à la salle de bain et à la cuisine, de façon à éviter la cohue.
Il y en avait qui écrasaient toujours dans leurs chambres, les plus gros dormeurs, on ne citeras pas de nom, par politesse ! Ces derniers, se levèrent péniblement, contraint et presque forcé vers 11h30, pour au moins manger avec tout le monde à midi.
Au final, la matinée été passée si rapidement, qu’aucun incident majeur n’eut lieu.
Même au repas de midi, les places occupées autour de la grande table de la salle à mangée, étant les même que la vieille à quelques détails près, il n’y eut pas de lutte verbale pour ces dernières.

L’après midi se déroula dans un calme similaire à celui de la matinée. Les musiciens passaient du temps sur leurs instruments, et profitaient du calme de la demeure pour trouver de nouveaux accords et des mélodies pour le groupe, ou pour leur propres plaisirs. Les fans avide d’en apprendre plus, écoutaient leurs idoles calmement, s’amusant de constaté que finalement, c’était des jeunes comme les autres. Qui ont leur vie, leurs problèmes semi existentiels, leurs passions, leurs centre d’intérêt, qui étaient les mêmes que ceux qu’elles pouvaient avoir ! Oui, les musiciens, même lorsqu’ils ont acquis une certaine notoriété, restent des être humains, fait de sentiments, de désir, d’envie, de rêve, parfois de colère, qui pousse des gueulante juste parce qu’un « con » a encore vidé toute l’eau chaude, ou qu’il n’y a plus de papier au toilette !
Les fans ont alors vraiment réalisé, que la frontière entre leurs artistes préférés et eux même était surtout dans leur tête, et qu’il ne tenait qu’à eux de la franchir !
Aussi la gêne, qui parfois se faisait sentir quand les fans parlaient aux membres des groupes, disparaissaient peu à peu au fil de la conversation. Cette gêne disparaissait au fur et à mesure que la relation fan-idole était remplacé par une relation nettement plus amicale, une relation entre jeunes.

Vers 16h, tous se retrouvèrent dans le salon, un peu par hasard. Et discutèrent. Enfin, plus exactement, les Apocalypses parlaient entre elles, les Panik entre eux, et les fans allèrent d’un groupe au l’autre au flot des brides de conversations qu’elles entendaient. Finalement, peut être que cette cohabitation, n’allait pas être aussi désagréable que ca, pensèrent certains membres de chacun des groupes. Si ils ne se cherchaient pas, et si ils évitaient les trop longues discussions, il n’y avait aucune raison pour qu’ils se prennent la tête.
Les fans, quand à elles, bien qu’inquiètent du fait d’être bloquée dans un manoir assez sinistre en soit sans moyen de communication vers l’extérieure, se réjouissait de pouvoir partager du temps avec les musiciens qu’elles appréciaient tant !
Eléonore : « Dites, vous allez trouvez ma question idiote, mais pourquoi vous ne pouvez pas vous supportez ? »
Cette question laissa un immense silence, et tous se tournèrent vers Eléonore, qui pour le coup passa à une magnifique couleur rouge écarlate, le plus grand défaut d’Eléonore, vous l’aurez deviné, c’est une gaffeuse de première !
Laura lui donna un coup dans les côtés avec son coude, comme pour lui dire de se taire. Mais c’était trop tard, le sujet avait été lancé.
L’espace d’une demi seconde, chaque membre du groupes dévisagèrent les membres du groupe d’en face. Une rivalité sans frontière ! Voilà comment on pourrait définir leur rapport !
Laura : « Et si on oubliait ca ! Il y a une bonne ambiance ce serait dommage de gâcher ca ! »
Esther : « Pour le coup, je suis d’accord avec elle ! Vous n’allez pas remettre ca sur le tapis ! »
Lisa : « On apprécie toutes vos groupes respectifs ! On ne tiens pas à devoir choisir l’un ou l’autre. »
Mylène : « Et encore moins à devoir faire l’arbitre ! »
Il était évident, qu’aucune des fans ne tenaient à ce que la rivalité soit au gout du jour. Mais bien que leurs arguments étaient bon, les regards qui s’échangeaient entre les groupes respectifs étaient très évocateur de l’envie irrésistible qu’ils avaient à se lancer des pics au visage !
Soyons honnête, ca fais du bien aussi de pouvoir se défouler, surtout dans ce genre de situation.
Aussi, une fois n’est pas coutume, ce fut Alice qui ouvrit les festivités !
Alice : « On ne vous demandera pas de choisir, nous ne sommes pas insensible, et nous ne nous prenons pas pour des cracs….nous ! »
David : « C’est sur que c’est pas avec ton niveau au piano que tu vas pouvoir te le permettre ! »
Emmelyne : « Quand on est pas foutu d’introduire un morceaux sans se planter, on évite de se la ramener ! »
Juri : « Et quand on arrive à casser une corde lors d’une représentation devant 10000 personnes, je crois également qu’on devrait se taire ! »
Pour ceux qui se posaient encore la question, c’est vraiment la guerre entre eux. Bien que se détestant, ils ne peuvent pas s’empêcher de se tenir informer des performances des autres. Bien connaître son ami, mais encore mieux son ennemi ! Voilà comment on pourrait résumer la choses ! Et la discussion, pardonnez moi, la bataille dura bien 10 minutes, jusqu’à ce que…
Julie : « Et quand on estime avoir déjà suffisamment de solo et qu’on en veux pas plus ! Je suis désolé, mais c’est pas forcément une chose sur laquelle je me vanterais ! N’est ce pas, Jan ? »
Tout le monde se retourna vers les Panik, pour constater que Jan, n’était pas la !
Lau’ : « Bah, il est ou Jan ? »
Catherine : « Maintenant que j’y pense, je ne l’ai pas vu depuis le repas de midi ! Et vous ? »
Chacun de regardèrent et hochèrent la tête de façon négative, et ce, même du côté des Panik !
Alice : « C’est pas possible ! C’est votre équipier, et vous ne savez pas ou il est ?! »
Franky : « Oh ca va ! Il dois pas être bien loin ! Si ca se trouve il est avec sa grand mère ! »
Manon : « J’en doute, je reviens des cuisine, ou Mamie Werner se fais du thé, et Jan n’y ai pas ! »
Marguerite : « Il ne serait quand même pas sortie dans cette tempête ? »
Eloïse : « Pourquoi tu veux qu’il soit sortie dehors ? »
Laura : « Bah Jan fume, il peut très bien être sorti pour s’en griller une ! »
Juri : « Pas possible, Jan n’avait plus de cigarette quand on est arrivé chez sa grand mère, c’est d’ailleurs contre la première chose qu’il a pesté ! »
Laura : « Aucune de nous ne fume, et chez vous non plus, a part chez les Apocalypse ou Mao est la seule à fumée. »
Machinalement Mao regarda dans la house de sa basse et ouvrit son paquet en métal pour y jeter un rapide coup d’œil. Puis elle hocha la tête en signe de négation.
Diane : « Alors c’est officiel, personne ne sait ou est Jan ! »
Une certaine gène se faisait sentir, et un malaise se lisait sur les visages des différentes personnes présente.

Timo : « Faut pas vous inquiétez ! Si ca se trouve Jan est tout simplement couché dans sa chambre, à écouter de la musique ! »
Linke : « Oui, Timo a sans doute raison ! Le fait qu’il ne soit pas avec nous, ne veux pas dire que Jan à disparu ! Il connaît la maison dans ses moindres recoin, il dois sans doute être dans un coin tranquille ! »

Mine de rien, la conversation, continua un long moment, et une fois n’est pas coutume, elle se déroula dans le calme, chacun supposant sur le lieu ou pouvait se trouver Jan.

David : « Ne vous en faite pas, je suis persuader que Jan viendra au moment du diner, il ne peux pas sauter un repas ! »
C’est ainsi que les discussions cessèrent, persuader de la véracité des propos de David.
Et chacun retourna à ses occupations, comme si de rien n’était. Bien qu’en vérité, chacun se demandait ou le petit Jan Werner avait bien put passer sans dire un seul mot à personne.

20h retenti dans toute la demeure. Et la foule se déplaça jusqu’à la grande salle à mangé, et s’installa tranquillement et les jeunes commencèrent à manger.

Esther : « Jan n’est toujours pas la ! »

En effet, une chaise vide restait entre Juri et Juliana. Cette nouvelle déclaration laissa un blanc plus que conséquent, même les bruits de couvert avaient cessé.

Mamie Werner : « Ce garnement ! Vraiment quel mal poli il fait ! Ne pas venir manger avec nous tous ! »

Bien étrangement, la déclaration innocente de Mamie Werner, et dans laquelle on ne discerné aucune inquiétude, rassura tout le monde, et ils continuèrent leur repas.

Elisa : « Ouaooohhhh »
Elisa venait de faire un bon sur sa chaise, manquant de renverser le contenu de son assiette sur ces vêtements.
Julie : « Ca va pas Elisa, t’as eu une pulsion d’un coup ? »
Elisa : « Non, c’est pas ca, c’est mon portable qui a vibré d’un coup ! Tiens, un sms ! Angel t’es con, pourquoi tu me demande dans quel pièce je suis ? »
Angel : « Mais je t’ai rien envoyé du tout moi ! Ah si ! Hier matin après le petit déjeuné, je ne te trouvais plus ! »
Alice : « Attend tu as reçu un sms, ca veux dire qu’il y a du réseau ! On va pouvoir appeler les secours ! »

Alice allia le geste à la parole et composa le numéro des pompiers. Mais sans succés !

Emmelyne : « C’est pas normale ! Attend je vais essayer quelque chose ! »
Emmelyne pianota quelques secondes sur son portable et releva le regard et fixa Eléonore. Cette dernière entendis son portable sonner, et le sorti pour constater quelle avait un appel de Emmelyne.

Eléonore : « Qu’est ce que ca veux dire ? »
Juliana : « Visiblement, nos portables fonctionnent mais que entre nous ! C’est comme si les ondes ne passaient pas en dehors de la maison, pourtant elles sont obligatoirement retransmit via un satellite, elles devraient parvenir n’importe ou ! C’est bizarre ! »
Sandrine : « Oui, c’est bizarre, mais au moins, on peux appelé Jan maintenant ! »

Aussitôt dis, aussitôt fait ! Linke pris son portable et appela Jan, ca sonna, une fois, deux fois, trois fois, pour finalement tomber sur le répondeur. Alors il réessaya, encore une fois, sans succès, Jan ne répondait pas !

Lisa : « Personnellement, ne pas savoir ou est Jan, m’inquiète un peu, il faudrait le retrouver ! »

Au bout du compte le repas fut achevé bien rapidement. Les jeunes se divisèrent en deux groupes, un fit la vaisselle, tandis que l’autre cherchait Jan.

Deux heures après, une fois la vaisselle finie, et que l’autre groupe avait fait toutes les pièces de la maison, une réunion eut lieu dans le salon.

Lau’ : « Aucune trace de Jan ! Pourtant on a fais toutes les pièces ! C’est sur ! »
Manon : « C’est vraiment bizarre ! Il lui est peut être arrivé quelque chose… »
Linke : « Je voie mal ce qui pourrais lui arriver dans une maison, qui plus est, qu’il connaît par cœur ! »
Catherine : « Oui mais comment tu expliques qu’il ne réponde pas, et qu’on ne le trouve nul part ! »
Linke : « J’en sais rien ! Mais il y a sans doute une explication ! »

Pas très convaincue par les arguments peu fondé que proposait Linke, l’angoisse commençait à monter dans le cœur des plus sensibles.

Mamie Werner : « Ne vous inquiétez pas pour mon petit Jan, je suis sur qu’il va bien ! Mais vous devriez allé vous coucher ! Vous allez être épuisé ! »

Bien que dérangé par l’idée de ne toujours pas avoir retrouver Jan, il durent admettre que tout ca, les avait bien fatiguée, et chacun retournèrent à sa chambre. Et s’endormi bien difficilement, se retournant cent fois dans leurs draps, et en particulier Linke, qui mine de rien se faisait du mouron pour son ami.

Au cours de la nuit, la plus part des jeunes, furent réveillé en sursaut, par ce bruit plus qu’étrange qui semblait venir des entrailles de la maison. Une cacophonie sinistre et étouffée. Un bruit sifflant et à la fois grave. Une chose peu descriptible. La maison semblait craquée sous le vent qui se faisait violent au dehors. Et la pluie sur le toit qui résonnait dans les chambres qui étaient au second étage.
A ce moment précis, Linke espérait de tout cœur, que rien de grave n’était arrivé à son ami.

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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:31

CHAPITRE 3 - Shade.Of.Dream & Légende - Niphredil -traduit en anglais-


A l’aube du quatrième jour au sein de la demeure de Mamie Werner, la maison s’éveilla lentement, tandis que la tempête faisait toujours rage à l’extérieur. Le jour ne se distinguait plus vraiment de la nuit tant il faisait sombre dans la demeure. Chacun avait l’esprit tourné vers la disparition de la veille. Tout était calme, rien ne bougeait, mis à part les cuillères dans les bols et les bouches qui s’agitaient silencieusement. Les tensions étaient toujours présentes entre les Panik et les Apocalypse, et le climat tendu n’arrangeait rien. Mais, parfois à contre gré, la vie s’organisait tant bien que mal chez la grand mère du disparu. Chacun se posait des questions, élaborant des théories, parfois loufoques, concernant l’événement de la veille. Cependant c’était le tabou de la maison, tous se taisaient à ce sujet.

Au cours de la matinée, chacun vaqua à ses occupations, la musique pour certains, le dessin, la lecture pour d’autres. Des petits groupes de recherche avaient été organisés pour fouiller la demeure. Mais toutefois sans succès. Mamie Werner semblait sereine quant à la disparition de son petit fils, alors que d’autres étaient complètement paniqués.

Ce fut Niph qui la première aborda le sujet sensible.

– D’après vous, c’est une mauvaise blague de Jan, un enlèvement, une fan hystérique, un extra terrestre, un maniaque sexuel ? Allez-y, que tout le monde envoie sa théorie douteuse !
– T’as oublié le surnaturel, Lança ironiquement Juri.
– Merci de réparer cet oubli. Alors ? De toute façon il va bien falloir aborder le sujet.

Malgré l’insistance de la jeune chanteuse, chacun demeurait silencieux. Elle jeta un regard dédaigneux à l’assemblée et se plongea dans un livre poussiéreux traînant sur une immense bibliothèque.

– De toute façon, je vois pas pourquoi on devrait en parler comme si c’était la fin du monde, Intervint T:mo, il n’y a pas de quoi avoir peur. En tout cas, je n’ai pas peur.
– Si quelqu’un d’aussi macho que toi avait peur, tu aurais rapidement l’air d’un con, Lança Alice avec un sourire angélique.

Une porte claqua, et tout le monde, absorbé par la discussion ou tout autre chose, sursauta face à ce bruit inattendu.

- Sans doute le vent …

Mamie Werner était assez évasive concernant les événements qui s’était produits. Pour certains, elle était plus qu’étrange, et dès qu’ils la savaient près d’eux ils redoublaient de regards pour épier le moindre de ses mouvements.

Quelques heures passèrent, heures durant lesquelles des petits groupes de discussion s’étaient formés. Ce n’était pas collectivement que la disparition de Jan était abordée mais plutôt entre personnes qui se faisaient confiance. Il fallait bien avouer que plus personne ne se fiait à personne, mis à part les connaissances proches. Tous étaient suspects, d’accord, me ce qu’ils cherchaient, c’était un coupable.

« Tout ce que vous direz pourra et sera retenu contre vous ». C’était donc ça la dure loi qui s’était instaurée d’elle même. Chaque propos devenait un chef d’accusation, les regards étaient hargneux dès que l’un des jeunes gens avait été élu meilleur suspect par un clan. C’en était insoutenable, cette atmosphère pesante, menaçante, cette suspicion qui étouffait tout le monde.
Le silence en était devenu préférable. Seul le bruit des pas, la note d’un instrument, le cliquetis d’un bracelet, le bruissement d’une page l’interrompait, ce silence lourd.
Mais d’autres fois, c’était un craquement sinistre semblant provenir du ventre de la terre qui brisait cette glace, le martèlement de la pluie sur les vitres, le vent qui s’engouffrait dans un creux. C’était tous ces facteurs qui accroissaient la peur.

Sans doute que Mamie Werner l’avait compris, car elle choisit le bon moment pour intervenir. Pour déclamer sa vieille légende lugubre pour rompre le manque de conversation. En effet vers vingt heures, alors que tout était sombre comme une nuit sans lune et sans étoiles, ce fut autour de la chaleur doucereuse d’un feu qu’elle prit la parole.

- Mes chers, très chers enfants, j’ai bien vu comme la disparition de mon petit Jan affecte certains d’entre vous. Moi même je le suis quelque peu, même si je cache mon désarroi …
- Elle le cache plutôt bien Mamie Werner, chuchota - ? – à l’oreille de - ? -
- Je pense qu’il est temps que je vous raconte l’effroyable légende qui est apparentée à ce lieu.

Tous échangèrent des regards inquiets. Effroyable légende ? Esther l’encouragea à poursuivre son récit. La vieille femme dévisagea de ses petits yeux chacun d’entre eux, gardant le silence. Un frisson parcourut l’échine de - ? – tandis que sa voisine sursauta quand leur hôte reprit la parole.

- Voyez vous, il n'y a pas si longtemps, alors que la France connaissait de rares années de paix, une vieille famille de Lord Ecossais s'installa dans une des plus belles demeures de nos contrées, cette demeure-ci. La mère mit au monde un fils, unique, héritier de la fortune familiale. Le père, tellement heureux de cette nouvelle, fabriqua pour son fils une cornemuse unique au monde. Le fils grandit dans la joie et la quiétude. Les parents donnèrent à leurs fils une culture musicale soignée et lui apprirent à jouer de tout les instruments. Rien ne semblait pouvoir ternir leur bonheur. Mais un jour, alors que la tempête faisait rage sur le pays, que le vent hurlait, que neige et pluie tombaient avec violence, comme aujourd'hui, les parents périrent en mer, laissant le petit garçon, à peine sorti de l'enfance, dans une solitude sans nom.

Il ne lui restait plus rien de son bonheur passé, il avait perdu tout amour et contact humain et la douleur rongea son cœur aussi sûrement qu'un poison. Désormais seul pour le reste de ses jours, il se jeta corps et âme dans la musique et ne vivait plus que pour et par ses instruments, ses partitions, ses compositions…

Il vécut ainsi, solitaire, pendant de très nombreuses années, composant des musiques aussi sombres que son cœur, construisant des instruments aussi noirs que son âme. Seule la musique apaisait ses souffrances. Seule la musique le retenait de perdre entièrement la raison et faisait de lui quelqu'un d'humain. Il était très craint des habitants du coin, et personne n'osait prononcer son nom de peur de le voir apparaître au détour du chemin. On le surnomma le Musicien des Enfers.

Mais un jour, une nouvelle tempête frappa le pays avec autant de violence et de fracas que la précédente. La neige recouvrit les terres d'un manteau étouffant et dangereux, et le vent… le vent hurlait, hurlait tellement, avait tant de puissance, de force, balayant tout sur son passage… le vent entra chez le Musicien, détruisant la moitié de sa demeure. Le vent pénétra dans la salle de musique avant une violence inimaginable et souffla, souffla tellement fort dans les instruments, hurlant aux oreilles du Musiciens à travers eux avec tellement de puissance que le malheureux en perdit l'ouïe.

La tempête se calma, mais il était trop tard… Le Musicien n'entendait plus rien… Le Musicien était devenu sourd.

Le Musicien avait perdu sa Musique…

Alors les derniers liens qui le retenait au monde humain se brisèrent, les derniers remparts de la raison volèrent en éclats et le Musicien sombra dans la folie.

Il ne vivait plus, il n'était plus humain. Il développa au fond de son cœur une haine sans limite contre tout ceux encore capable d'entendre de la musique, mais plus encore contre ceux capable d'en jouer. Il maudit les musiciens.

Dans un excès de rage, de colère, de souffrance et de désespoir, il invoqua les forces du Mal, vendit son âme au diable en échange d'une vengeance contre les musiciens et ensorcela son instrument fétiche : sa cornemuse afin qu'elle répande sur le monde sa musique maudite.

Puis le Musicien des Enfers mourut, seul avec ses souffrances et sa haine.

La légende raconte que l'instrument maudit ensorcèle tout musicien qui l'approche de trop près, celui-ci devient alors prisonnier de la sombre et lugubre musique qui s'en échappe et qu'il est condamné à jouer aux Enfers pour l'éternité…

Et les habitants du coin oublièrent la menace, l'étrange personnage qui les avait tant effrayés devint un conte pour enfant, une légende à raconter au coin du feu les soirs de tempête, comme nous ce soir…

Une chose est sur mes enfants, vous vous trouvez dans la demeure de Musicien, et son instrument que l'ont croit disparut se trouve encore probablement ici…

Les visages des plus superstitieux étaient maintenant livides de terreur. Tous s’étaient resserrés dans un élan de solidarité, comme effrayé à l’idée que le Musicien puisse apparaître d’une seconde à l’autre. On pouvait lire le dédain sur le visage des plus cartésiens, tout comme la mine de Mamie Werner était satisfaite face à l’effet de peur qu’elle venait de produire. Elle se leva, un peu chevrotante, et murmura qu’elle partait se coucher. Elle s’approcha de Linke et lui donna un baiser sur le front accompagné d’un « Bonne nuit mon Choupinet » qui fit éclater de rire ses quatre compères.

T :mo était assez préoccupé par la contemplation du visage blafard de - ? -. Cela l’amusait de la voir dans de tels état. Les conversations allaient bon train tandis que les hypothèses s’échaffaudaient les unes après les autres.

- Mais pourquoi vous vous morfondez sur une histoire à dormir debout ? Intervint le M.C.
- Le jour où tu te feras enlever tu nous en dira des nouvelles ! Répliqua sèchement Joanna.
- Personnellement, je trouve que cette légende à tout de même quelque chose d’effrayant …
- Oh non David, tu ne vas quand même pas croire à ces salades !
- Salades ou pas, moi ça m’a donné un petit creux ! Lança le batteur.
- Ventre sur pattes ! Plaisanta Linke.
- Fantasme de Mamie Werner.
- Oui c’est ça va manger.

Tandis que Juri partait vers la cuisine, tous les autres continuèrent leurs discussions. Une heure plus tard tous avaient grignoté quelque chose entre deux échanges, et ils allaient se coucher tour à tour.

Les garçons, eux aussi, partaient en direction des chambres, insouciants. Linke resta seul un moment, perdu dans ses pensées, se remémorant l’histoire que leur avait conté Mamie Werner. Tout à coup il se rappela que Juri était parti cherché à manger, et qu’on ne l’avait pas revu depuis. La panique se lisait sur son visage, il fit frénétiquement le tour de la maison. Dans la salle de bain, la cuisine, la cave, les couloirs, aucune trace de Juri.

- Juri ? ! T’es où ? Si c’est une blague c’est pas drôle !

Pas de réponse. L’angoisse était à son comble chez le bassiste. Il se dirigea vers la chambre de David, profondèment endormi.

- Daviiid ! !
- Qui ? Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ?
- C’est moi abruti.
- Hein ? Nan mais pourquoi tu me réveilles ? Je dormais bien pour une fois. Mamie Werner a encore fait des siennes et elle est venue se glisser dans ton lit ?
- Pire.
- Qu’est-ce qui est pier que ça ?
- Juri est introuvable.
- Introuvable ? Introuvable comme disparu ? C’est une mode ou quoi de disparaître ?
- Il n’est plus dans la maison.
- Ca, j’ai bien compris. T’as bien cherché partout ?
- Oui.
- Même dans les toilettes ? Qui sait peut-être qu’il s’est endormi dessus.
- Ah nan j’ai pas été voir, mais c’est bien possible.

Dans un regain d’espoir, Linke se dirigea d’un pas vif vers l’endroit qu’il n’avais pas encore vérifié.
Une fois devant les toilettes, il frappa puis, n’obtenant pas de réponse, il pressa sur la poignée et entra. Rien, personne mis à part un rat qui sauta immédiatement dans la cuvette. Même les rats étaient fous ici. Il retourna, le visage blême, dans la chambre de son ami qui s’était rendormi aussi vite qu’il s’était réveillé.

- David …
- …
- Daviiiiiiiiiiiiiiiid !!!
- Je vais avoir mal à la tête à force …
- Tu vas voir, je vais te fracasser ta Gibson sur la tête et là tu auras enfin une raison d’avoir mal.
- Ah non mais même pas en rêve ! Tu ne touches pas à mon bébé !
- Dans ce cas tu vas bouger ton derrière maigrichon pour faire avec moi le tour de la maison et retrouver le Batteur Disparu.
- Tu vas voir ce qui va arriver à tes CDs de Breaking Benjamin, ils vont faire comme Juri et disparaître à leur tour, Marmonna David dans sa barbe de trois jours.
- Pardon ?
- Je disais, bien sûr mon petit Linke, je me lève immédiatement.
- Mhh, avant de sortir de cette pièce, par pitié change de vêtements.
- Pourquoi ? Il a la classe mon caleçon.
- Si pour toi avoir un caleçon blanc avec des petits cœurs rose et rouges c’est avoir la classe, effectivement tu es au top niveau.
- Je ne vois pas où est le problème …
- Et après ça les filles te trouvent viril … C’est le monde à l’envers …
- C’est bon, tu m’as vexé. Je ne me lève plus.
- Bon on va passer aux arguments de poids. Alors, Schumann Junior, j’imagine tu n’as pas envie que je raconte à tout le monde que tu t’es fait recaler au concours de « Meilleur Jeune Pianiste 2oo8 » ?
- Tu n’oserais pas.

Linke prit une grande inspiration et s’apprêta à crier haut et fort le « secret » du guitariste, mais celui-ci le coupa immédiatement.

- Bon okay, c’est bon, je viens, mais quand même, vive l’amitié.
- Si Juri était là, il pourrait en dire autant, à voir à quel point tu es motivé pour le chercher.
- Mouais … Bon on va aussi réveiller T:mo et Franky.
- D’accord.

Un quart d’heure plus tard la troupe était fin prête, menée par un David en caleçon. Ils ratissèrent la maison de fond en comble, même dans les recoins les plus sombres. Des chambres à la cuisine, du salon aux toilettes, de la cave au grenier. Rien. Aucune trace de leur ami.
Ils étaient tous démotivés, exténués, Linke était également paniqué face à la triste vérité. Juri avait lui aussi disparu. Et si cette légende reflétait la vérité ?

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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:31

Tout à coup un bruit sourd se fit entendre. Il retentit dans toute la maison comme un sinistre présage. Ce bruit, c’était celui d’une cornemuse. Le forfait du Musicien aurait été accompli ? Impossible de savoir d’où avait émané le son, tant il avait envahit la demeure toute entière. Bien évidemment, le bruit avait réveillé la plupart des filles, mis à part quelques-unes unes, telles que - ? - au sommeil extrêmement profond. Mao était, comme à son habitude, prête à se battre et à défendre corps et âme les Apocalypse. Sans que personne ne dise quoi que ce soit, toutes savaient ce qui c’était passé. Quelqu’un avait disparu.

Les quatre jeunes hommes, eux, se trouvaient dans un long corridor éloigné de l’endroit où se trouvaient les chambres. Ils furent soudain saisis de panique lorsqu’ils virent s’approcher une silhouette sombre et lugubre sous une flamme vacillante. Ils se serrèrent les uns aux autres, les yeux plissés pour distinguer quelque chose dans la torpeur nocturne, rien ne troublait la quiétude mis à part les pas de la silhouette, qui s’approchait toujours un peu plus.



- Les enfants, qu’est-ce que vous faites ici ? Linkounet, tu vas être fatigué voyons !

Tous soupirèrent d’apaisement lorsqu’ils reconnurent la voix de Mamie Werner. Que faisait-elle debout à cette heure tardive ?

Du côté des filles, elles s’étaient organisées. Il n’en manquait aucune, elles avaient compté. Maintenant il leur restait à vérifier du côté des garçons, peut être devenaient-elles simplement paranoïaques. Ce fut Lau’ qui se chargea d’accomplir cette mission.
Elle poussa un cri de stupeur qui alerta ses amies lorsqu’elle découvrit qu’aucun d’entre eux n’était présent. Des pas se firent entendre et bientôt toutes les filles purent prendre connaissance de ce qui avait effrayé Lau’.

Linke avait tout expliqué à Mamie Werner, qui avait déploré sans trop d’émotion la disparition du batteur. Ils regagnaient maintenant leur chambre, trop fatigués pour continuer à chercher, avec pour seule lumière la bougie que tenait la dame âgée.

Enfin, le soulagement. Pour quelques minutes seulement. En effet les fans et les Apocalypse venait de retrouver les Panik. Diane fut la première à constater la chose.

- Euh … Il est où Juri ?
- Il a disparu …, Soupira Linke.

Il était fatigué, exténué même de donner la même explication sans cesse. Les autres le remarquèrent et la discussion fut reportée au lendemain. Tout le monde repartit en direction de son lit, avec la peur au creux du ventre. Le peur d’être enlevé à son tour. Mais également la peur des filles, face au manque de forces masculines qui les entourait. Juri, le plus costaud, n’était plus là pour les protéger de tous les dangers. Elles étaient prises au dépourvu. Et l’orage qui ne s’apaisait pas, la tempête qui faisait toujours rage, le hurlement incessant du vent qui provenait du dehors. Le climat de peur était dorénavant solidement ancré au sein de la maison. Seul Linke et David parlèrent encore quelques minutes avant de se coucher. Jusqu’à ce qu’un rire démoniaque, qu’eux seuls semblèrent entendre, ne les interrompe. Le guitariste courut se réfugier dans le placard le plus proche, en prenant soin de refermer la porte.

- Qu’est-ce que tu fais ?, Interrogea Linke.
- Tu crois que la légende de Mamie Werner existe vraiment, Murmura David en entrouvrant la porte.
- Aucune idée. Tout nous pousse à croire que oui, mais j’ai du mal à imaginer que c’est réel.
- C’est troublant, ça correspond en tous points à la disparition de Juri.
- A celle de Jan aussi.
- Maison de fous …
- Je viens avec toi dans l’armoire !

Linke essaya tant bien que mal de rentrer aux côtés de son ami, sans succès. David était plié de rire.

- Tu es trop grand ! Tu ne rentres pas ! Va te cacher sous les draps !
- C’est dans des moments comme ça que j’en veux à ma mère de m’avoir fait manger de la soupe toute ma jeunesse …, Soupira Linke.

Ils se couchèrent une dizaine de minutes plus tard et finirent par trouver le sommeil, après, pour Linke, des heures et des heures où il lui fut impossible de dormir, l’esprit axé vers les deux disparus ...

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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:32

CHAPITRE 4 - Niphredil (traduit en anglais)



La pluie s'écrasait toujours avec autant de violence sur les fenêtres du château. Les pales rayons de l'aube auraient dû percer les nuages depuis plus d'une heure déjà, mais au dehors, tout était sombre. La tempête continuait à déployer son ombre, avec toujours plus de violence et de force.

Mais ce matin, ce n'était pas la tempête qui plongeait les cœurs dans l'angoisse et l'incertitude, et qui rendait l'atmosphère du château encore plus pesante.

Les disparitions de Jan et Juri avaient jeté un froid sur l'ambiance déjà glaciale qui régnait entre les jeunes, mais davantage encore, c'était la vieille légende que Mamie Werner avait raconté la veille au soir qui occupait les pensées de chacun.

Si certains, notamment les garçons, semblaient ne pas trop y croire, les autres ne pouvaient que reconnaître qu'elles étaient terriblement inquiètes.

D'autant plus que les bruits suspects qui se répandaient dans la maison rendaient la menace du Vieux Musicien encore plus réaliste.
D'ailleurs, quelques-unes unes des fans avaient juré de ne plus se promener seules dans les couloirs sombres de la demeure, et c'est par petits groupes qu'elles arrivèrent dans la grande cuisine.

Il était encore très tôt, mais tout le monde se retrouva pour un petit déjeuner silencieux.

Seule Mamie Werner paraissait ne pas être affectée par les évènements. L'habitude des lieux ou l'omniprésence de la légende sous son toit l'avait peut-être habitué à ce genre de situation.
Rien ne semblait pouvoir effacer le sourire mystérieux qui éclairait son beau visage et elle sifflotait d'un air joyeux tout en préparant le lait chaud pour ses invités.

Autour de la table, aucun des jeunes ne semblaient avoir beaucoup dormi, ce qui fit rire davantage la Grand-mère de Jan.
Lau', Mylène, Angel et Franky avaient leur tête des mauvais jours, signe que la nuit avait été courte et qu'il ne fallait pas les approcher de trop près.
Esther et Marguerite avalaient tartines sur tartines avec enthousiasme, rien ne pourrait entamer leur appétit matinal.
Eléonore, encore endormie, renversa son bol de café et cria de surprise, soudainement réveillée, ce qui fit rire Julie. Elisa ne put s'empêcher de se moquer d'elle avec ironie.
Dans son coin, Catherine grognait contre le manque de Nutella sur la table et critiquait le grille-main qui avait brûlé sa tartine.
David et Timo étaient plongés dans les commentaires burlesques sur ceux qui dormaient, le nez dans leur bol. Eux seuls paraissaient avoir bien dormi, et leurs rires sonnaient joyeusement dans la pièce et rendaient l'atmosphère légèrement plus angoissante.
Linke s'étonna de ne pas les voir plus inquiets que ça de la disparition de leurs amis.

- Timo, passe-moi la confiture. Demanda Mao en baillant
- "S'il te plait", ça existe. Répondit le MC avec froideur.
- Dépêche-toi. Ordonna la bassiste des Apocalypse sur le même ton.
- Si je veux d'abord.
- Passe-moi cette confiture où je te mords !
- Je…
- Passe-lui sa confiture Timo, c'est mieux pour toi. Le coupa la douce voix d'Emmeline qui préférait interrompre avec diplomatie un début de dispute qui aurait pu dégénérer rapidement.

Timo lui lança un regard noir et fit glisser le pot de confiture sur la table avec tellement de violence qu'il percuta le bol d'Alice, dont le contenu se répandit sur son T-shirt préféré.
Elle se leva brusquement, moins pour minimiser les dégâts que pour contourner la table dans le but de faire sentir à Timo toute sa colère du moment.
La tension des derniers jours n'arrangeait en rien l'humeur de chacun. Et la cohabitation forcée par la tempête avait mis leurs nerfs à vif.

Tandis qu'Alice s'apprêtait à fondre sur lui pour le frapper, David se leva à son tour et s'interposa. La gifle monumentale destinée à Timo atterrit sur la joue de David qui vacilla sous le choc.

Juliana, furieuse que quelqu'un s'en prenne à son David préféré, se leva d'un bond pour lui venir en aide. Mais le guitariste des Panik n'avait pas l'intention de se laisser faire. D'un mouvement brusque, il bouscula Alice qui perdit l'équilibre et tomba au sol.
Au même instant, Constance se leva et s'approcha de David, menaçante, pour défendre Alice, bousculant au passage Timo et Juliana. Constance n'avait pas peur de se battre, surtout qu'elle savait que les Apocalypse étaient capables du pire si l'une d'entre elle se retrouvait en mauvaise position.
Mao et Elisa s'étaient aussi redressées, prêtes à soutenir leurs amies. Les regards noirs s'entrechoquèrent avec l'impact de deux épées. La tension était palpable et le silence lourd.
Alors que Timo s'apprêtait à engager les hostilités, Manon cru bon d'intervenir :

- Non mais ça va pas bien ? Vous allez pas vous entretuer pour si peu. C'est pathétique, on dirait de vrais gamins. Nan mais tout ça à cause d'un pot de confiture, vous vous rendez compte que vous êtes ridicules ?

Personne ne broncha, Manon continua sur sa lancée :

- Il y a des choses beaucoup plus importantes ! Je vous rappelle que Jan et Juri ont disparut, c'est grave !! Si la légende dit vrai, on est tous en danger, et vous, vous continuez à vous battre pour des broutilles. Grandissez un peu, laissez votre orgueil de coté et réagissez !!

Ces paroles claquèrent dans l'air comme un coup de fouet.

Ceux qui s'apprêtaient à se battre baissèrent les yeux, honteux.
Le rire clair de Mamie Werner retentit et l'atmosphère se détendit.
Dans un silence total, tous les jeunes sortirent de la pièce pour vaquer à leurs occupations.

Dans le château, la vie suivait son court dans une monotonie et une inquiétude étouffante. Il n'y avait aucune possibilité de sortir au dehors tellement la tempête faisait rage, et l'organisation de la vie quotidienne entre deux groupes de rock qui ne s'entendaient pas et leurs fans qui les adoraient était souvent difficile.

Mais la bâtisse était grande et les jeunes évitaient de se croiser. On entendait ça et là quelques mélodies qui s'échappaient de quelques salons et chambres, signe que les musiciens s'adonnaient à leurs passions. Mais la musique qui sortait de leurs instruments et glissait le long des couloirs de la maison était aussi sombre et mélancolique que l'état d'esprit général du moment.

Ce ne fut qu'à l'heure du souper, vers 20h00, que la totalité des occupants du château se retrouvèrent ensemble à la cuisine.
Les discutions allaient bon train et l'ambiance semblait agréable.

- Est-ce que quelqu'un sait où est Timo ? S'exclama soudainement Laura.

Les conversations se turent d'un coup. On aurait put entendre les mouches voler tellement le silence se fit brutalement pesant.

Chacun regarda autour de soi... rien. L'inquiétude se fit générale et tous semblaient plonger dans une torpeur paralysante. Ils se dévisageaient, se regardaient dans le blanc des yeux comme pour un défi muet. C'était à qui découvrirait l'auteur de la blague en premier.
Mais rien…

Timo n'était pas là…

- Oh non… Me dites pas qu'il a disparut lui aussi ? S'inquiéta Linke d'une voix tremblante
- Non, il doit sûrement être en train de dormir quelque part comme un blaireau. Objecta Sandrine d'une voix sèche qui trahissait sa crainte.
- Ou alors il veut nous faire une blague ? S'interrogea Eloïse, pas plus rassurée que les autres.
- David, tu sais où il est, n'est-ce pas ? Demanda Lisa avec agitation.
- Non, non, je n'en sais rien. Répondit le jeune homme. Il était avec moi en début d'après-midi et puis… il est sorti de la pièce… je ne l'ai pas revu depuis…

David semblait en proie à une angoisse profonde. On pouvait lire sans son regard une grande détresse, il paraissait choqué de la disparition de son meilleur ami. Presque trop choqué. Franky ne valait pas mieux que lui sur le plan de l'agitation, mais ça n'était rien comparé à l'angoisse qui se lisait sur le visage de Linke.

D'un accord taciturne, tout le monde se leva en même temps et, par petits groupes, ils arpentèrent les couloirs de château à la recherche du MC.
Sans résultat.
Timo avait lui aussi disparut…

Alors une angoisse presque nerveuse gagna les cœurs de chacun, et l'inquiétude monta encore d'un degré…
Dans un silence étouffant, chacun regagna son lit avec l'espoir d'y trouver un réconfort et un semblant de sécurité.

Le vent hurla toute la nuit, la tempête avait redoublé de violence si c'était encore possible de faire pire. Sans cesse, les tuiles du toit avaient claqué, les lambris boisés de la maison avait craqué, les murs grinçaient sous la force du vent. C'était un miracle si la vieille demeure était encore debout…

Alors que le monde était plongé dans la torpeur nocturne, un hurlement déchira l'air, réveillant tout le monde en sursaut.

- Juliana, ferme-la, qu'est-ce qui te prends ? Gueula la voix ensommeillée et énervée de Lau'
- Chut, é…écoutez !! Répondit la malheureuse, tremblant sous ses draps.
- …

Silence attentif.

- J'entends rien du tout, t'a du rêver. Grogna Catherine.
- Non, non, j'ai entendu des bruits de pas et des chuchotements. Insista Juliana
- …

Re-silence

- Pffff, t'as halluciné, rendors-toi. Se moqua Mylène.
- Et la prochaine fois, hurle en silence s'il te plait, c'est mieux pour nos vieux cœurs. Ironisa Manon.

Dépitée, Juliana se recoucha sous le regard goguenard de ses amies. Les garçons avaient suivi la conversation depuis leur chambre. Linke, qui n'avait pas encore fermé l'œil eu la confirmation qu'il n'avait pas non plus rêvé en entendant ces bruits suspects.
Dans le noir, David et Franky échangèrent un regard puis se recouchèrent.

La nuit ne fut bonne que pour Mamie Werner et elle ne paraissait pas plus inquiète que la veille des disparitions mystérieuses qui se passaient sous son toit.
Ce matin, au petit-déjeuner, une grande fatigue se lisait sur tous les visages. D'ailleurs, rares étaient ceux qui avaient les deux yeux entièrement ouverts, et les conversations se limitaient aux "donne-moi le pain" et "Qui reprendra du lait ?"

[...]


Ils ne pensaient pas pouvoir s'inquiéter davantage que ce qu'ils ne s'inquiétaient déjà, et il aurait été difficile d'atteindre un niveau de peur supérieur au leur… et pourtant…
La matinée n'était pas encore achevée et certaines filles n'avaient pas fini de se doucher quand la voix tremblante de Linke résonna avec force dans le hall.
Il criait, hurlait, et semblait en proie à une douloureuse crise de panique.

Ni une, ni deux Mao s'empara de la première chose qui lui tomba sous la main, en l'occurrence un balai, et se dirigea vers Linke, avec la ferme intention de faire comprendre à son agresseur que sa mort était proche. Emmeline et Angel la suivaient de près.

Mais dans le hall, le bassiste des Panik était seul. Recroquevillé au sol, il gémissait et tremblait. Emmeline se précipita vers lui.

- Linke, qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-elle d'une voix douce.
- …
- Linke, y'a un problème ? On peut t'aider ?
- …

Le jeune homme ne répondait pas… Il ne pleurait pas, mais dans son regard se reflétait une infinie détresse.
Alertées par le bruit, la moitié des filles étaient là, cherchant à comprendre ce qui pouvait mettre Linke dans cet état.
Même les Apocalypse virent leurs rancœurs voler en éclat et la compassion envahir leurs cœurs devant ce spectacle si inquiétant.
Le grand et fier Linke n'était plus le même, et il avait besoin d'aide…

- Linke, qu'est-ce qui c'est passé ? Insista Emmeline
- Ils… Da…David et Frank…
- Oui ?
- Ils ont disparut eux aussi. Souffla-t-il d'une traite avant d'étouffer un sanglot.

Le silence qui suivit cette déclaration résonna dans la pièce comme un glas lugubre… mortel.

Puis, comme si le volume avait été soudainement mis à fond, un brouhaha consterné retenti.
Chacune exprimant à sa manière sa peur, sa compassion, son inquiétude…
Les plus fragiles fondirent en larmes tandis que d'autres fermaient les poings et comprimaient leurs rages…

Celui qui a osé toucher aux garçons, fantôme ou pas, était un homme mort !

Dans un sursaut de panique, Diane bondit, essuyant une larme, vers la porte d'entrée.

- Je ne resterais pas ici une minute de plus, c'est une maison de malades. Hurla-t-elle en tentant vainement d'ouvrir la porte.
- Diane, on peut pas sortir, la tempête… Objecta Julie
- Je m'en tape de la tempête, je préfère mourir de froid dehors que de rester ici à attendre qu'on m'enlève ou qu'on m'égorge !! Coupa Diane qui s'acharnait toujours sur la poignée.
- Qui te dit qu'ils sont morts ? Cria Linke d'une voix rauque
- Et qui te dit qu'ils sont vivants ? Lança la jeune batteuse des Apocalypse.
- Je le sais, c'est tout ! Trancha le bassiste des Panik

La porte d'entrée s'ouvrit brusquement, une bourrasque de vent glacé s'engouffra dans l'ouverture avec force et projeta Diane au sol, à deux bons mètres e là où elle se trouvait.
Esther, Lisa et Laura durent si reprendre plusieurs fois avant de réussir à fermer la porte à double tour.
Diane se tourna vers Linke.

- Tu le sais ? Mais soit réaliste un peu, on a fouillé toute la maison déjà, et il n'y a de traces d'eux nul part. Cette maison est hantée, Mamie Werner nous l'a dit, et on a eu suffisamment de preuves je crois pour ne plus douter de cette légende.
- Tu crois à cette légende ? Se moqua Linke
- Peu importe si j'y crois ou pas. Tes amis sont morts Linke, probablement égorgés, baignant dans leur sang quelque part à coté de nous.

Le jeune Allemand sentit un frisson lui parcourir l'échine à l'idée de la mort de ces amis. Inconsciemment, il se recroquevilla un peu plus sur lui-même. Une sombre peur enserra son cœur, une poignante douleur s'empara de lui. Non, il ne pouvait pas croire à la mort de ses amis.

- Arrête de dire des conneries Diane, tu va faire flipper tout le monde. Grogna Constance.
- Parce que tu crois que tout le monde n'est pas déjà en train de flipper ?
- Mais comment veux-tu qu'ils soient morts ? Il n'y a que nous dans cette maison !!
- Ca ma vieille, ça veut dire que le coupable est parmis nous, et…
- Allons, allons, ne dites donc pas de bêtises mes enfants, coupa la voix chaleureuse de Mamie Werner qui venait d'entrer dans la pièce.
- Mais…
- Oh, Christian, mon chéri, mais dans quel état tu es ? S'inquiéta la Grand-Mère de Jan. Viens dans mes bras.

La vieille dame pris le bassiste dans ses bras et le pressa contre son cœur. Celui-ci lança un appel au secours muet aux filles. Il aurait tout donné pour échapper à cette étreinte étouffante.

- Viens avec Mamie, mon trésor, je vais te faire un bon chocolat bien chaud pour te réconforter.

Linke n'eut pas d'autre choix que de la suivre. En quittant la pièce, il se tourna vers Diane et lui dit d'une voix sèche qu'il ne croyait pas à sa théorie du coupable parmis eux.

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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Sam 3 Mai - 18:42

Mais il était trop tard. Dans les esprits de chacun l'idée avait déjà fait son chemin. Le coupable était parmis eux. Ce ne pouvait être Linke car la détresse de son regard n'était pas feinte.
Une d'entre elles avait enlevé et probablement tué les 5 autres membres du groupe Panik.

- C'est une des filles d'Apocalypse qui est coupable, c'est obligé. Intervint Eléonore
- Si c'est encore une de tes blagues douteuses, soit mignonne, garde-la. Dit Julie.
- C'est vrai, ça ne peut qu'être une d'entre vous, vous arrêtiez pas de vous disputez avec les garçons. Renchérie Eloïse.
- Et puis nous, on est des fans, on aurait pas intérêts à les supprimer. Objecta Marguerite
- Vous êtes pas fans de nous aussi ? Demanda Emmeline dans l'espoir de détendre l'atmosphère, mais sans succès puisque personne ne l'écouta.
- Y'a que les Apocalypse qui aurait un intérêt à éliminer Panik des Chartes et des Classements. Grinça Catherine d'une voix mauvaise
- D'autant plus que vous êtes en concurrence pour les prochains Echo Awards. Approuva Laura
- STOP !!!! La prochaine qui ose penser qu'une d'entre nous est capable de ça, je l'embroche. Hurla Mao en brandissant son balai.

La mine patibulaire de la Bassiste des Apocalypse calma tout le monde. Les filles se dispersèrent en silence, non sans s'être dévisager avec suspicion et accusation.

L'après-midi s'écoula dans une atmosphère lourde d'angoisse. Linke avait été pris en charge par Mamie Werner, et sa principale préoccupation étant d'échapper autant que possible aux câlins, il en oublia un peu son inquiétude pour ses amis.

Les filles évitaient de se parler… L'idée que l'une d'entre elle puisse être coupable avait été abandonné, mais le doute persistait…
Elles tuaient le temps comme elles pouvaient, en musique, en discutions ou en lecture.

Le tic-tac de l'horloge égrenait les heures avec monotonie, et chaque minute semblait plus longue que la précédente.
Seul le hurlement du vent apaisait l'effrayant silence qui était tombé sur la maison en même temps que la nuit.

Dans les cœurs de tous, une certaine appréhension régnait… Qui serait le prochain ?

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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Lun 26 Mai - 13:30

CHAPITRE 5 - Falling (traduit en allemand)


Ils étaient là, réunis dans la pénombre des peurs silencieuses. La décision de dormir dans la même pièces amenaient certaines à se retourner sans cesse dans leurs sommeil, par terre, tandis que d’autres avaient été tiré au sort pour dormir confortablement. Il y en avait même une –son nom à mettre(Lylean) – avait une peluche serré contre elle.. On ne saurait dire comment, mais elles s'étaient endormis. Peut-être la fatigue des derniers jours. Oui, c'était certainement la fatigue, puisque l'angoisse couvrait leurs rêves de légendes destructrices. Mais elles dormaient toutes, même si elles gémissaient, parfois.
Et lui, éveillé, allongé sur un amas de couvertures.
Lui et la peur.
Lui et ses yeux, ouverts - ouverts -.
Tout à coups, il avait cette mort incertaine qui lui obstruait la vue et l'angoisse de ne pas les revoirs. Eux, qu'il aimait tant. C'est vrai qu'il aurait voulu pleurer mais, quelque part, ç'aurait été inacceptable. Ç’aurait été comme le début d'une défaite, comme s'il baissait les bras. Et ça, c'était hors de question.
C'était hors de question de les abandonner. Parce qu'il le savait, qu'ils s'en sortiraient. Il le savait.
Il ferma les yeux quelques secondes, se releva contre ses avant-bras et regarda autours de lui. Il trouverait le responsable de toute cette machination infernale, il le trouverait et l'emmènerais plus bas que terre. Histoire de lui montrer ce que c'est que souffrir.
Un orage éclata et sa colère retomba.
La tempête ne cessera donc jamais, se demanda-t-il.
La tempête, et leur foutu désespoir. Cela faisait des jours que la tempête n’avait plus cesser, c’était impossible de sortir, impossible d’aller chercher du secours.
Il se leva, doucement, et atteignit la fenêtre. La pluie venait se briser contre la fenêtre et glisser doucement. Paradoxe avec la tempête d’une violence angoissante. Malgré cela, il voyait cet univers – la mer – qui se déchaînait. L’écume contre les rochers qui s’accrochaient désespérément à ce bout de terre, et cette violence envers la plage. On aurait pu croire qu’il n’y avait rien de plus vivant, rien de plus heureux, rien de plus triste que ce spectacle incroyable. L’Océan.

- Il faut les chercher...

Il se retourna, un peu surpris et vit (nom à mettre), qui avait murmuré ces quelques mots. C'était dingue, mais on sentait comme une odeur de promesse, comme si elle lui criait que, quoiqu’il arrive, tout s’arrangerait bientôt. Quelques unes d'entres elles s'étaient réveillées et l'observaient, assises sur les couvertures. Leurs yeux encore endormis, leurs cheveux emmêlés par la nuit agitée. Et lui, ombre devant la lumière de la foudre.

- Elle a raison. On ne peut pas les laisser.

Il aurait ris, s'ils avaient été là. Il aurait tellement aimé rire. Elles, avec leurs yeux qui lui soufflaient toutes leurs peines face aux disparitions alors que quelques jours avant, ils ne se supportaient pas. Il aurait ris, oui, mais il y avait ce poids si lourd qui bloquait la route aux rêves.

- On réveillera tout le monde dans une heure et on cherchera toute la journée.

[***]

Le jour était levé. C'était tellement idiot, à cet instant, ne serait-ce que de murmurer cette phrase. Mais voilà, le jour était levé même si, dehors, la pénombre, la noirceur du ciel, donnait l'impression d'une nuit perpétuelle, sans espoir en étoiles. Ils n'appelaient pas. Ils se contentaient de suivre mamie Werner, en silence, à travers les pièces du château, regardant dans chaque recoin, même les plus idiot. Linke regardait sous les meubles, comme si c’était évident. La bibliothèque. Les chambres. Les cuisines. Des portes. Trop de portes. Trop de pièces. Trop, et pas assez de résultat. Et elle paraissait tellement sereine, mamie Werner, qu'elle en avait l'air irréelle. Elle et toute sa vie, ses rêves et sa souffrance qui avait creusé son visage. Tellement étrange. Elle continuait à sourire, comme pour les calmer de toute cette peur. Elle continuait à parler, de temps à autre, comme pour interrompre l’angoisse incessante. Et elle restait toujours si calme. Même quand Linke s’arrêta sur une photo d’un petit blond, elle souriait encore, alors que lui luttaient contre les larmes.
Les minutes s'écoulaient inlassablement comme l'espoir tel du sable entre leurs mains. L’inutilité de leur recherche leur éclatait tellement à la gueule. Les minutes, les heures. La journée.

- C’est pas possible ! On a forcément loupé un endroit ! On a parcouru le château de long en large et on les a pas trouvé ! Ils n’ont pas pu sortir. C’est pas possible…

- On refera le tour demain, mais je vous assure que nous avons vu tout vu. Dormez. Tu veux que je reste avec toi mon Linke ?

Il ne dit rien, mais son regard fut éloquent. Et pourtant, elle souriait, mamie Werner. Elle souriait…

[***]

- Il va nous tuer
- Profitons du temps qu’il nous reste à vivre alors !

Les cinq garçons pouffèrent de rire. Les cinq garçons, confortablement installés sur un canapé et deux fauteuils, dans une pièce spacieuse ressemblant en réalité à un loft, avec sa petite cuisine et son coin salon. La pièce était éclairé par deux plafonniers luxueux et ne comportait aucune fenêtre.
Et ils riaient.

- N’empêche, ta grand-mère est un vrai phénomène, Jan.
- Je sais… Je me demande comment l’idée de la légende lui est venue. C’était vraiment du génie.
- Ils doivent flipper là-haut !

Ils riaient…

- Au fait, pourquoi mamie Werner a fait faire cet endroit dans son sous-sol ?
- Quand on vient, elle me le laisse, elle sait que j’aime être autonome.
- Gloire à mamie Werner !

Ils riaient et s’amusaient. Dehors, la pluie ne cessait pas de tomber mais l’orage avait enfin cessé. Aux étages supérieurs, leurs amis les cherchaient, inquiet à en pleurer. Et eux, ils riaient. David se leva, rejoignit le frigo, l’ouvrit. Dépité, il fit une grimace à ses amis.

- Les gars, mission de ravitaillement n°3 à mettre sur pied.
- Qui y vas ? La dernière fois, je m’y suis collé avec Juri, alors je reste ici. Se plaignit Frank.
- Et avant ça, je m’étais tapé le boulot tout seul. Ajouta Jan.

T :mo se leva en soupirant, fit un signe à David. Un sourire malin se dessina alors sur leurs visages.

- On va leur foutre une trouille pas possible.

De nouveau, des rires tandis que les deux amis se dirigeaient vers l’unique porte. David leva le bras, posa sa main sur la poignée, referma ses doigts dessus, la baissa et tira. Seulement, la porte ne bougea pas d’un pouce. Il mit plus de force dans son mouvement et tira de nouveau, mais la porte ne voulait pas s’ouvrir.

- T’es pas doué mon pauvre !

T :mo prit à son tour la poignée mais n’eut pas plus de résultat. Ils se tournèrent alors vers les trois autres.

- Jan, t’as fermé à clé ?
- Non. J’ai même pas les clés…

Jan se leva à son tour et tenta d’ouvrir la porte. Il se tourna vers – le dernier à avoir rejoint la bande -.

- T’as claqué la porte ?
- Euh…
- T’as claqué la porte ! C’est malin, on est coincé maintenant !

Ils se regardèrent tous, un par un, cherchant un regard plein de génie qui trouverait une solution au problème.

- Qu’est-ce qu’on fait ?
- Au choix, on attend que mamie vienne nous chercher, c'est-à-dire dans un ou deux jours, ou alors on appelle du secours et on se fait charrier à vie par Linke.
- J’opte pour le premier choix ! S’exclama David.
- Je te rappelle qu’on a plus rien à manger. Souffla Juri.
- Quel dilemme ! Se plaignit T :mo.

Tous en rond afin de réfléchir au comportement à suivre, un fou rire éclata.

- Bah, on l’aura bien mérité, après tout. Souffla Jan.

Quelques minutes plus tard, il prenait son portable afin de les joindre…

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MessageSujet: Re: [Fan Fiction] Anniv. Linke   Lun 26 Mai - 13:30

CHAPITRE 6 (Shade.of.Dream & Niphredil)

- Stop !, S’exclama tout à coup Juri, tandis que Jan composait le numéro.
- Qu’est-ce qui t’arrive ?, Interrogea David surpris.
- Quittes à avoir fait tout ce chambard pour leur faire peur, autant continuer jusqu’au dernier moment.
- Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
- Eh bien, vous pouvez bien attendre jusqu’à ce soir sans manger, après ce qu’on a enduré avec les Apocalypse il y a quelques jours …
- Je vois où tu veux en venir, Intervint Timo.
- Eh bien expliquez-moi, parce que moi je comprends pas, Déclara Franky.
- C’est pourtant simple. On va attendre que la nuit tombe, puis on contactera une des filles, pas Linke. Et au bout milieu de la nuit, dans la pénombre, nous pourrons nous glisser dans la chambre de celui-ci et lui donner la frousse de sa vie ! Tout n’aura pas été vain !
- Je suis tout à fait d’accord.
- Juri, c’est vraiment machiavélique, mais j’adore !

Les cinq jeunes hommes optèrent pour cette idée, et attendirent patiemment pour accomplir leur ultime mission.

Au cœur du manoir, chacun allait et venait, vaquant à ses occupations. Malgré le fait qu’ils ne soient ici que depuis peu de temps, une routine s’était déjà installée chez les jeunes. Quelques-uns, les plus acharnés, continuaient leurs recherches, infructueuses. Les repas étaient silencieux, tout semblait mort et éteint, mis à part la tempête incessante, et son sifflement stressant et continu. La nuit était tombée et le bassiste décida de s’isoler pour dormir, pour réfléchir. Les jeunes filles, épuisées par ces courtes nuits, tombèrent les unes après les autres, sur peu de temps. Même les Apocalypse, réputées résistantes à toutes les situations, dormaient comme des enfants, à peine un quart d’heure après qu’elles soient couchées.

Et il y avait Linke. Linke, le seul homme survivant dans cette maison. Linke, seul parmi ces jeunes filles totalement folles et cette personne âgée en manque de sexe. Il se retournait sans cesse dans son lit, incapable de ne serait ce que s’assoupir, en se posant mille questions qui pour l’instant restaient sans réponses. Où sont-ils ? Que font-ils ? Ont-ils faim ? Sont-ils maltraités ? Sont-ils … vivants ? Après de longues heures de réflexion intense, Linke réussit miraculeusement à s’endormir. Mais, à peine quelques minutes plus tard, il sentit une chose gelée sur sa jambe. Il se réveilla en sursaut, regarda à côté de lui, et il vit la pire chose qu’il ait vu de sa vie. Imaginez un instant, se réveiller à 4 heures du matin et voir à ses côtés Mamie Werner, au moins 85 ans, avec de la crème antirides étalée en grosses couches sur le visage et deux rondelles de concombre sur les yeux. Horrible, absolument horrible. Linke en était tellement effrayé qu’il tomba hors du lit. Le grand gaillard se retrouva sur le sol. Quel magnifique réveil, aussi magnifique que le derrière de Timo, pensa-t-il. Il se releva tout en prenant soin de ne pas poser son regard sur cette immonde chose. Il se dirigea vers la porte de sortie quand il fut interrompu par une voix rauque à moitié endormie.

- Mon petit Linkounet, pourquoi pars-tu comme un voleur ?
- Mamie Werner, je ne suis pas votre petit Linkounet.
- Oh mon Dieu, viens vite te coucher il est tard. Et rhabille-toi, tu vas attraper un rhume !
- Je ne suis pas votre petit-fils, je sais me débrouiller tout seul ! Vous feriez mieux de vous inquiéter du sort de Jan ! Regardez où il en est ! »

Mamie Werner, extrêmement vexée des paroles du bassiste, se leva immédiatement et sortit de la chambre en regardant une dernière fois le magnifique derrière de Linke. Celui-ci se recoucha en prenant soin de fermer à clé la porte de cette chambre vide. Mais il entendit un rire. Ce rire, il pourrait le reconnaître parmi mille. Ce rire c’était celui de David.

- Chuuuuut David ! Arrête de glousser il va nous entendre ! On va perdre l’effet de surprise !
- T’as qu’à dire à Timo d’arrêter de me raconter des blagues pas drôles !
- Si elles sont pas drôles, pourquoi tu rigoles ?
- On aurait quand même du faire une razzia dans la cuisine, parce que j’ai faim !
- Espèce d’estomac ambulant, c’est pas possible de ne réclamer qu’à manger !
- Taisez-vous on va se faire repérer !
- Quand même les gars, votre blague, c’était pas drôle du tout, mais alors là, pas du tout !, Reprocha ???.
- Pour vous, peut-être. Pour nous, c’était un vrai régal !

Alors comme ça, tout cela n’était qu’une mise en scène ? Linke n’en revenait pas, non, il devait rêver. La poignée bougea.

- Merde, c’est fermé !
- Depuis quand Linke s’enferme ?
- Depuis que Mamie Werner s’immisce dans son lit, Répondit ???.
- Jan, ta grand mère est vraiment …
- Vraiment quoi petit chenapan ?
- Mamie Werner ! Quel bonheur de vous revoir !
- Janichou ! Tu m’as manqué !

La grand-mère enlaça fortement son petit-fils, qui bougonna.

- J’vous ai dit de vous taire …
- Jan, fait un câlin à ta Mamie !
- Et nous, on fait comment pour rentrer ?
- Il y a une porte qui donne sur la chambre, juste à côté, Intervint ???.

Linke n’en croyait pas ses oreilles. Mamie Werner était dans le coup ? Tout s’expliquait, sa tranquillité, son indifférence … Comment, mais comment avait-il pu marcher là dedans ? Quelle naïveté. Mais il devait bien reconnaître que leur plan était incroyablement astucieux et bien ficelé. Quoi qu’il en soit, il allait se venger. Une petite vengeance, certes, mais vengeance tout de même. Il se faufila rapidement et sans bruit dans le placard qui lui faisait face, bien qu’il dut se recroqueviller car il était trop grand. Il entendit la porte s’ouvrir, de l’autre côté de la pièce.

Juri s’approcha du lit où étaient amoncelées toutes les couvertures, si bien qu’on n’aurait pu distinguer aucune silhouette. Sans bruit et avec toute la délicatesse du monde, il les souleva. Il fut soudain frappé de stupeur avant de s’exclamer.

- Il n’est pas là !
- Pas besoin de crier comme ça, tu vas réveiller les morts ! Et pas de quoi s’inquiéter, il est probablement parti dans la cuisine grignoter quelque chose, ou alors il est aux toilettes.
- Hum désolé, c’est juste que, y a toujours cette histoire de légende qui me fout la frousse.
- Superstitieux va.
- Hum hum.

C’était Mamie Werner qui venait de faire ce bruit, et venant d’elle, cela ne présageait rien de bon.

- Qu’est-ce qu’il y a Mamie ? Intervint Jan.
- Eh bien mon chéri, c’est que, je ne voudrais pas faire peur à tes amis et encore moins à toi mais …
- Mais ?
- Linke était dans sa chambre il y a à peine vingt minutes, j’étais avec lui …
- Que … Comment ? Mais qu’est-ce que tu faisais dans la chambre de notre bassiste, à quatre heures du matin ? C’est bien toi qui avais dit pas de chambres mixtes !
- Voyons mon lapin, que vas-tu imaginer ? Bref, je disais donc qu’il était ici il y a à peine vingt minutes, et, sa porte étant verrouillée il n’a donc pas pu sortir.
- Détrompez-vous, il a pu sortir par l’autre chambre.
- Non.
- Pourquoi ?
- J’étais dans cette chambre et je peux vous assurer que je n’ai vu nul part les magnifiques fesses de Linke se pavaner dans cette chambre.
- Alors ça veut dire …
- Qu’il a disparu, Acheva Timo.

La stupeur se lisait dans les yeux de chacun. Ce n’était techniquement pas possible, cette histoire n’était pas réelle, les disparitions n’étaient que de mauvaises blagues.

- Il y a peut-être un passage secret, Suggéra ? ? ?.
- Ma petite, ici nous sommes dans mon manoir, pas à Poudlard. ( Nom en Allemand ? ? ? )

Tous étaient désemparés, ne trouvant pas d’explication rationnelle. Quant à lui, Linke riait bien, à l’abri dans son placard. Il cherchait le moment propice pour sortir de sa cachette et obtenir l’effet escompté.

- Divisons-nous, et ratissons les lieux, Déclara Jan.
- Pfiouh … On a pris l’habitude de faire ça ces derniers jours …
- Désolés.

Ils étaient dos au placard, prêts à sortir de la pièce. Ce fut le moment que choisit Linke pour pousser magistralement les portes de celui-ci, si bien qu’il en sortit une de ses gonds, et il poussa un rugissement effrayant dans son genre. Tous furent surpris, voire effrayés, Mamie Werner manqua de faire une syncope.
Puis, voyant qui était la cause de ce raffut, la peur fit place à l’étonnement. Ils dévisagèrent le jeune homme pendant une minute, pour être sûrs que tout été réel. Remis de leurs émotions, les Panik furent pris d’un fou rire, puis David tapa sur l’épaule de Linke.

- Tu nous as bien eus !
- Mais comment tu as su … ?
- J’ai surpris votre conversation. Malheureusement pour vous je n’étais pas endormi …
- Mais bon, cela ne vaut pas notre grande disparition !
- Bande de … Vous m’avez manquez !

Ils se serrèrent dans les bras, heureux de se retrouver enfin au grand complet.

Puis vint le temps des explications, Jan expliqua comment il avait entrepris la manigance et avait entraîné Juri, Franky, Timo et David avec lui, avec l’appui de Mamie Werner.

Plus que du soulagement, c'était véritablement du bonheur qui faisait battre le cœur de Linke. Il n'osera jamais l'avouer, mais il avait réellement eu peur pour ses amis. L'idée de les perdre définitivement lui était insupportable. Sans eux, que serait-il devenu ? Au delà même de l'avenir de Panik, il était persuadé de ne pas pouvoir survivre sans eux à ses cotés. Ils faisaient partis de sa vie, autant que la musique faisait parti de son âme, et sans eux… il ne préférait même pas y penser.

Toutes les filles étaient à présent réveillées, et la joie des retrouvailles ainsi que le soulagement avaient rendu la maison beaucoup plus bruyante que ces jours-ci.
Même les Apocalypses, qui s'était beaucoup rapprochées de Linke pour le soutenir, avaient décidés de mettre les querelles de coté et de partager son bonheur et celui de leurs fans.

Au milieu des cris et des rires, Alice trouva la situation étrange… il manquait quelque chose…
Mais oui, si l'intérieur du manoir résonnait de bruit, l'extérieur était aussi calme qu'un cimetière.

- Chuuuut, Silence !!!! Cria-t-elle aux autres.

Tout le monde se tue.

- Ecoutez ça, murmura la claviériste des Apocalypse.
- Quoi ? y'a rien, remarqua Manon
- Justement, y'a plus aucun bruit… approuva Alice.

En effet, le hurlement du vent avait disparut, et la pluie ne battait plus aux carreaux des fenêtres. Le silence était apparu au dehors pour la première fois depuis 5 jours. Pas un silence pesant, mais un calme doux et relaxant.

Esther poussa un cri de joie et se précipita vers la fenêtre pour l'ouvrir. Tous les autres suivirent son mouvement et sortirent sur le balcon.

Les énormes nuages noirs avaient disparut, le vent avec eux. Le soleil se levait à peine, mais ses rayons répandaient déjà leur douce chaleur sur l'herbe humide. Plus aucune trace de neige ne restait visible, seules les gouttes d'eau tombant des branches des arbres semblaient encore rappeler la tempête qui faisait rage il y a quelques heures encore.

Au loin, l'océan avait retrouvé son calme et sa torpeur. Les vagues s'étaient apaisées, et l'eau s'était retirée de la plage, ne laissant derrière elle qu'un amas de bois, de toile et de fils électrique.
Tout semblaient être rentré dans l'ordre.

Et dans les bois qui entourent le manoir, les oiseaux s'étaient mis à chanter.
Les jeunes gens respiraient à plein poumon l'air pur et frais du matin.
C'était fini…
La tempête, le cauchemar, la peur, l'inquiétude… tout étaient finis.
Fini ?
Non…

Alors qu'ils savouraient tous le fait d'être ensemble et en vie, dans la quiétude matinale, une mélodie lugubre et morbide s'éleva des sous-sols de la maison. Une mélodie aux intonations celtique. Le son d'une cornemuse.
Et le souvenir de la vieille légende frappa les esprits de chacun de plein fouet.
Ce n'était pas possible… et pourtant…

La mélodie était glaciale. Elle s'éleva, étonnamment forte, dans l'air du matin. Sur le balcon, les jeunes se dévisagèrent. D'un commun accord, ils décidèrent de ne pas y penser et de fêter dignement l'anniversaire de Linke. 21 ans, ce n'est pas rien !
Joyeusement, ils rentrèrent dans la maison et se mirent aux préparatifs de la fête, tandis que, maudite et dangereuse, la musique résonnait sur la plage…


FIN

_________________

La science a-t-elle promis le bonheur ? Je ne le crois pas. Elle a
promis la vérité, et la question est de savoir si l'on fera jamais du
bonheur avec de la vérité.
- Zola -
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