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 [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison

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Kiky
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MessageSujet: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 19:58

En écoutant cette chanson, voici ce qu'elle m'a inspiré. Ca fait un moment que je l'ai écrite. Certaines la connaitront déjà je pense ^^
Je sais qu'elle est longue mais c'est bel et bien une os plus qu'une fic à chapitres. C'est un écrit qui me tient particulièrement à coeur.


Ein Neuer Tag


Aïna regarda par la fenêtre de sa chambre.

« Il neige ! » S’écria-t-elle en riant comme une petite folle.

Elle ouvrit les portes vitrées et sortit sur le balcon de sa chambre en tournoyant. Elle adorait la neige. Pouvoir courir sur un manteau blanc soyeux. Pouvoir faire un bonhomme de neige et l’admirer tous les jours. Elle s’arrêta en voyant que plusieurs voitures s’arrêtaient devant la maison voisine. Elle se cacha en dessous de la rambarde et regarda des jeunes garçons sortir des voitures et entrer dans la maison. Elle s’aventura hors de sa cachette et grimpa à l’arbre qui longeait son balcon.
Combien de fois avait-elle eu ses gestes depuis son enfance ? Elle y grimpait depuis qu’elle savait marcher.
Sauf qu’avec la neige, elle n’avait pas prévu de glisser. Elle poussa un cri en se sentant tomber. Un gémissement la surprit. Bizarrement, elle n’avait mal nul part. Elle ouvrit les yeux et tomba sur un jeune homme en dessous d’elle qui grimaçait de douleurs. Elle se releva en vitesse.

« Pardon ! Je suis désolée ! » Paniqua-t-elle.

« Serais-tu tombée du ciel ? » Sourit le jeune homme avec un air un peu malicieux.

« Euh…non ! Du balcon là. » Répondit-elle très sérieusement.

« Ca tombe à plat, hein David ! » Se moqua un autre garçon de la porte d’entrée.

« Va mourir Jan ! » Gueula le dit David qui se releva et qui lui tendit une main aux longs doigts fins.

« Tu es pianiste ! » S’écria-t-elle en se relevant sans lui prendre la main.

David la regarda avec surprise.

« Euh. Oui ! »

« Je m’en doutais. » Ria-t-elle. « Tu as les mêmes mains que mon frère… »

« MADEMOISELLE ! » Hurla une vieille femme qui accourut vers eux en tenant un long châle bleu. « Etes-vous folle de sortir par ce froid ? Vous allez attraper la mort. Que diraient vos parents de vous voir à une heure pareille dehors avec un inconnu ? »

« Ce n’est pas un inconnu mais le voisin. »

La vieille grimaça en jetant un regard dédaigneux à un David plus que surpris par cette attitude.

« A plus tard. » Lança-t-elle en se laissant tirer par la vieille femme.

David la regarda entrer dans l’immense maison, incertain. Il rentra dans leur villa, les yeux dans le vague.

« Tu es tombé sous le charme de la voisine ou quoi ? » Se moqua Frank en lui servant une assiette de nourritures.

David leva les yeux au ciel.

« Non mais elle a oublié de me donner son prénom. »

Les autres ricanèrent. Seul Timo continuait de le dévisager.

"""""""""""""""""

Aïna rigola en sortant dans le jardin en chemise de nuit. La neige n’avait pas fondu. Ses pieds nus touchaient le sol gelé mais elle était tellement heureuse qu’elle ne prenait pas garde à la morsure du froid sur sa peau.

« MADEMOISELLE ! » S’écria la vieille dame en la rattrapant. « Mais vous voulez vraiment attraper la mort. Votre cours va commencer. Rentrer. »

Aïna fit la moue en obéissant. Pour une fois qu’elle pouvait s’amuser.

« « « « « « « « « « « « « « « «

David regarda avec surprise la jeune voisine courir dans la neige en riant aux éclats.
Etait-elle si jeune que ça ? Pourtant elle semblait avec une vingtaine d’année comme lui. Ses longs cheveux noirs cascadaient le long de sa robe bleu foncé. Sa peau était aussi pâle que la neige sur laquelle ses pieds dansaient.
Il la fixa un long moment. Elle avait quelque chose de complètement irréel.

« Encore entrain de rêvasser. » Le surprit Juri en entrant dans la cuisine.

David ne répondit rien et se détourna du jardin. Il se servit une tasse de café brûlante et se rendit dans la salle de musique. Étrangement la vision de la jeune femme dansant sur la neige ne le quittait pas.
Il prit quelques partitions et se mit à gribouiller dessus laissant son imagination et sa passion de la musique guider son crayon.

"""""""""""""""""""""
Voilà une semaine qu’ils planchaient sur leur album. Ils avaient une trentaine de morceaux à présenter à leurs producteurs. Pour un premier album, ils se débrouillaient plutôt bien. Ils avançaient à grands pas.

« Mais je vous ai dit que je n’aimais pas cette musique ! » Le fit sursauter une voix de fille.

David s’approcha de la barrière qui séparait leur jardin de celui de leurs voisins.

« Je suis votre professeur, vous me devez obéissance. » S’écria un homme d’une quarantaine d’année. « Vos parents seraient très peinés d’apprendre que vous refusez de jouer leur musique vous savez. »

David la vit faire une moue dédaigneuse et cracher :

« Je me moque de leur musique industrielle. Il n’y a aucune âme ni aucun amour dans ce qu’ils créent. »

Le professeur afficha un air outré, prit ses affaires et s’en alla. Elle resta au milieu de la salle les bras ballant, le regard vide. Elle se tourna vers le piano, s’assit en face et se mit à jouer. David sourit malgré lui en l’entendant. Il se retrouva transporter par sa mélodie.
C’était doux et chaleureux.
Elle tapa brusquement sur les touches avec rage en plein milieu de son interprétation. Il la regarda refermer avec colère le clapet du clavier et sortir de la salle de musique à grands pas.

« Ma parole mais tu passes tes journées à rêver ! »

David soupira en jetant un regard assassin à Jan qui lui fit un sourire innocent.
Il rentra avec le DJ en se demandant qui pouvaient bien être leurs voisins.

« « « « « « « « « « « « « «


Dernière édition par Kiky le Lun 14 Sep - 0:39, édité 2 fois
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Kiky
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 20:03

Aïna soupira. Encore un Noël toute seule dans cette grande maison. Elle sortit dehors couverte d’une longue veste rouge. La neige tombait plutôt bien pour un vingt cinq décembre. Elle sourit en courant sous la neige. Elle adorait l’hiver. Voir les flocons tomber et s’amasser sur le sol pour former un beau manteau blanc.
Elle marcha longuement sous la neige et le froid.
Aïna s’arrêta en entendant une musique. Elle s’approcha d’une porte-fenêtre et regarda un jeune homme jouer au piano.
Les parents d’Aïna étaient de grands musiciens, reconnus dans le monde entier. Elle-même était une jeune virtuose. Elle avait remporté grand nombre de concours.
Cependant,elle détestait ses parents qui n’étaient jamais là et qui vendaient des disques à tout va sans se soucier de l’Ame de leur musique. Tout ce qu’ils jouaient était dépourvu de sentiments et lui donnait la chaire de poule tellement ils étaient vides de sens.
Ce garçon…
David…
Il jouait avec ses tripes et son cœur un des morceaux composés par ses parents. Il s’arrêta de jouer en la regardant, surpris.
Aïna se sentit rougir de s’être laisser apercevoir la main dans le sac. David courut à la porte ne lui laissant pas le temps de faire demi-tour.

« Entre donc ! » S’empressa-t-il de l’inviter.

Elle obéit, rouge pivoine.

« Désolée. J’ai entendu ta musique et j’ai voulu voir qui jouait si bien ! » Bégaya-t-elle, timidement.

David prit un air gêné.

« Ce n’est pas grave. Tu veux quelque chose à boire. »

« Non ! Non ! » S’exclama-t-elle. « Je ne veux pas vous déranger. »

« Tu ne déranges pas… » Lui sourit-il. « Viens, je vais te présenter aux autres. »

Aïna le suivit, peu sûre d’elle.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

David l’emmena dans le salon où se disputaient cinq garçons autour d’une console.

« Eyh les mecs, je vous présente notre voisine…euh… »

Il jeta un regard perplexe à sa voisine qui sourit, amusée.

« Aïna Decourt. »

David resta ébahi un instant alors que ses amis saluaient la nouvelle venue et se présentaient les uns après les autres.

« Attends… Decourt comme… »

« Les musiciens oui ! Je suis leur fille. » Sourit-elle, ses yeux bleus brusquement voilés par un sentiment qu’il ne parvint pas à déchiffrer.

« Je ne savais pas qu’ils avaient une fille… » Murmura-t-il toujours un peu sous le choc.

Elle sourit simplement. Jan intervint en sentant que les évènements prenaient une tournure embarrassante.

« Tu veux jouer avec nous ? »

« Je ne voudrais pas… » Commença-t-elle avant de se faire tirer par Juri qui la força à s’asseoir près de lui.

« Je te laisse ma place. Je commence à en avoir assez de tous les battre. » Ricana Juri.

« Oh le menteur ! » S'exclama Jan. « Tu triches c’est pour ça que tu gagnes. »

« Mauvais perdant oui ! »

Et ils se chamaillèrent un long moment avec Aïna entre eux qui riait aux éclats. David ne participait pas beaucoup. Il ne faisait que la regarder.
Il y avait une telle aura d’irréalité autour d’elle qu’il avait la sensation de contempler un ange. Des notes de musique vrillaient son crâne sans qu’il ait besoin d’y réfléchir un instant.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Aïna jeta la lettre dans le feu ouvert. Agenouillée au sol, elle regarda les feuilles devenir cendre. Depuis toujours, elle avait l’impression de n’être qu’une tâche dans leur vie si paisible et si bien programmée. Combien de fois avait-elle espérer qu’ils viennent le jour de Noël avec un tas de cadeau et qu’ils passent la soirée tous les quatre sans téléphone qui sonnent, sans un producteur pour une nouvelle annonce de tournée.
Elle se releva, enfila son manteau et sorti pour se rendre chez ses voisins.
Elle les vit tous dans la salle de musique. Elle entra discrètement sur un signe de Juri. Elle aimait bien le batteur pour sa discrétion et sa capacité d’écoute.
Frank était le grand frère toujours absent qu’elle aurait voulu avoir à ses côtés tous les jours. Linke était comme elle, calme et posé en apparence mais se révélant être un jeune chien fou aux idées loufoques. Jan était le petit dernier qui se faisait remarquer par sa capacité à monologuer alors que personne ne semblait l’entendre et qui ne perdait jamais sa bonne humeur même quand tout allait mal. Timo restait un peu en retrait mais ne la rejetait pas pour autant. Il semblait attendre quelque chose de sa part mais elle ne savait dire quoi. Elle se doutait qu’il épaulait David pour une raison obscur à ses yeux.
En parlant de David…
Elle le regarda, assis devant le piano à jouer un de leur titre en acoustique. Elle ne savait pas trop le cerner. Il était calme, posé, gentil, bourré de talent, toujours à l’écoute et attentionné. Il semblait la regarder différemment des autres. Elle ne saurait expliquer comment il la voyait mais elle savait qu’il ne s’agissait pas du même regard que ses amis.

« Et si tu jouais avec David ? » L’étonna Linke.

Elle le regarda sans comprendre.

« Tous les jours, nous t’entendons jouer du violon. Vous pourriez faire un petit duo pour nous non ? » Expliqua Juri.

Aïna lança un regard incertain à David mais il souriait simplement.

« Pourquoi pas ! »

En entendant sa réponse, le cœur de la jeune femme bondit dans sa poitrine la prenant par surprise. Frank lui tendit un violon qu’elle prit un peu tremblante.
Elle se posta juste à côté du piano sans oser regarder qui que ce soit. Elle inspira profondément alors que David entamait une mélodie. Au bout d’un instant, elle saisit la mélodie au vol et se mit à jouer de son instrument sur les accords du piano. Elle n'eut pas besoin de consulter les partitions. Elle sentait chaque sentiment que David faisait couler hors des touches de son piano.

« « « « « « « « « « « « « «
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Kiky
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 20:05

David jouait, étonné au plus haut point. Elle n’avait même pas jeté un coup d’œil à la partition ou demandé s’il y en avait une. Elle improvisait au fil des notes qu’il jouait. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il se mettait à improviser à son tour.
C’était une musique unique que chacun entendit à sa manière.
Timo fixait son meilleur ami avec crainte. Il ressentait et reconnaissait les prémisses d’une relation plus qu' amicale. Il reconnaissait les débuts d’une histoire profondément émouvante et par trop touchante. Il ne savait s’il devait se réjouir ou empêcher cela. Ce n’était pas de l’égoïsme de sa part mais plutôt un besoin de protéger son meilleur ami. Son frère. Il ne voulait pas qu’il soit blessé et qu’il souffre. Aïna n’était pas méchante. Elle était même un ange de bonté et de douceur mais une petite voix, au fond de lui, lui criait que rien ne découlerait de bon de cette aventure. Il écouta la musique et discerna ce qu’il craignait caché sous les notes du duo.
David n’était pas du style à espérer seul et en silence. Il faudrait qu’il ouvre son cœur d’une manière ou d’une autre mais Timo craignait que sa chute ne soit trop rude.
Il ne put faire qu’une chose : se promettre de recoller les morceaux du cœur brisé de son meilleur ami du mieux qu’il le pourrait.

David et Aïna finirent leur représentation sous les applaudissements.

« Tu as un talent monstre ! » S’écria Jan.

Aïna rougit furieusement.

« N’exagère pas. Je me débrouille bien. » Souffla-t-elle morte de gêne.

« Tu rigoles. Je n’ai jamais rien entendu de plus beau. Il faudra penser à vous enregistrer d’ailleurs ! » Décréta Juri.

David et Aïna se jetèrent un regard ravi et amusé. La musique les mettait complètement sur la même longueur d’onde.

« Euh ! Aïna, je crois que la vieille te cherche. »

« Oh mince ! » S’écria-t-elle en sortant. « A demain ! »

Elle courut jusque chez elle, entrant en tentant de ne pas se faire remarquer par sa nounou qui la rattrapa aussi vite et lui passa un savon mémorable.

« « « « « « « « « «
« Si tu le pouvais où voudrais-tu jouer du piano? » Demanda Aïna assise à côté de David dans le jardin couvert de neige.

« Devant des milliers de fans. » Rigola David avant de prendre un air plus sérieux. « En fait… Mais c’est un secret… »

Aïna sourit et l’écouta attentivement.

« J’aimerais jouer devant la mer… Une chaine de montagne… Un océan… L’espace… peu m’importe tant que je joue et que la personne qui m’est désignée pour l’éternité m’entend et me rejoint. »

Aïna rigola légèrement. David n’avait pas l’air au premier abord mais il était étonnement romantique. Ce trait de caractère chez lui l’avait surprise puis émus et à présent, cela le rendait, à ses yeux, encore plus attachant et unique.

« Moi, je viendrai t’écouter à coup sûr. Même si je ne suis pas cette personne. » Sourit-elle.

David était surpris.

« Mais pourquoi ? » S’étonna-t-il.

Elle rigola :

« Parce que tu es bête ! »

Et elle s’en alla, le laissant comme deux ronds de flancs sur le banc.

« A demain. » Lança-t-elle en retournant chez elle.

Aïna ferma la porte et s’effondra au sol, le souffle court.

« Mademoiselle Aïna. » S’écria sa nounou en l’aidant à se relever.

« Ca va, ne t’en fais pas. Je dois juste me reposer un peu. »

« Vous devriez être plus prudente. Vous sortez trop depuis une semaine. »

« Mais ils sont si gentils. » Marmonna-t-elle en se laissant coucher sur son lit. « Je m’amuse bien avec eux, tu sais. »

« Ma petite fille, ils te tueront sûrement. »

Aïna sourit, amusée. Sa nounou s’inquiétait toujours pour elle et la couvait beaucoup trop.
Elle s’endormit sous la lecture de sa nounou.

« « « « « « « « « « « « «
David soupira en finissant sa partition. Voilà deux jours qu’elle n’était pas venu les voir.
Il commençait à s’inquiéter légèrement.

« David, ça va ? » S’enquit Timo en le rejoignant près du piano.

Il soupira pour toute réponse.

« Tu t’es attaché à elle pas vrai ? »

David n’osa même pas répondre.

« Tu peux tout me dire tu sais. »

« Je sais bien. » Murmura-t-il. « Juste… Je sens qu’elle cache quelque chose de grave. Je le vois dans ses yeux quand nous nous regardons. Tu peux me prendre pour un fou mais je le sais rien qu’en la regardant. »

Timo sourit légèrement. Voir David se mettre dans tous ses états de cette façon l’amusait plutôt même si une part de lui continuait de s’inquiéter.
Un son de violon les surprit. David se leva comme une flèche et fonça dehors suivit de Timo.
Elle se trouvait là… devant eux… dans une longue robe blanche qui lui donnait l’aspect d’un spectre.
Non. D’un angelot.
Timo devait bien l’avouer, elle avait quelque chose d’immatériel qui l’effrayait un peu.
David s’approcha de la salle de musique de chez leurs voisins. Timo le regarda faire avec une certaine crainte. Crainte que son ami ne descende de son nuage trop brutalement tué par un ange qui n’était qu’un démon déguisé. Crainte de devoir partager son ami d’enfance avec une personne qui ne le mériterait pas. Il sursauta en entendant le cri de David qui courut jusque chez leurs voisins. Il le rejoignit rapidement et vit Aïna étendu sur le sol, son violon étalé à côté d’elle. David la prit dans ses bras et l’appela longuement. Il s’approcha et la regarda.
Elle était tellement pâle. La neige, elle-même, aurait pu paraître colorée à côté de son teint quasi transparent.

« Mademoiselle. »

La nounou entra en lâchant son plateau couvert d’une tasse et d’une théière.

« Il faut l’amener à son lit. »

David et Timo prirent la jeune évanouie dans leurs bras et la montèrent jusqu’à une immense chambre tout de blanc et de bleu foncé.

« Qu’a-t-elle donc ? » S’inquiéta David qui restait assis au bord du grand lit en tenant la main de la jeune femme.

La nounou soupira en posant un linge humide sur le front de sa protégée.

« Sortez d’ici. Ne revenez pas. »

« Mais… » Commença à protester David.

La vieille femme commença à leur crier dessus. Timo obligea David à le suivre jusque dehors. Ils rentrèrent en silence.

« Pourquoi ? » Souffla David une fois qu’il fut assis sur le divan du salon.

Les quatre autres arrêtèrent de jouer pour garder le silence et comprendre ce qu’il se passait avec leurs deux amis.

« Qu’a-t-elle ? »

« Tu es amoureux ? »

Un silence de plomb tomba dans la pièce. Les quatre amis retenaient leur respiration attendant une réponse quelconque mais qui donnerait tellement de sens sur ce qu’il se déroulait.
David garda la tête basse. Il rejeta ses cheveux en arrière dans un geste lent et plein de douleur. Timo s’approcha de son ami et posa une main sûre sur son épaule.

« Ca va s’arranger ! »

David secoua la tête négativement.

« Tu as bien vu comment elle était pâle, comment elle est tombée. »

Il se leva et fit les cents pas.

« C’est grave. Je le sais depuis le début, Timo. Je le vois dans son regard. Tu ne comprends pas, je lis en elle. »

« David, calme-toi ! » Intervint Juri qui pressentait la crise de nerfs.

David s’arrêta de bouger pour poser sur ses amis un regard mi vide mi angoissé. Il sortit et alla se défouler sur son piano.

« Il faut faire quelque chose. » Souffla Frank.

« Je vais aller la voir ! » Décréta Timo en sortant.

Personne ne le retint.

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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 20:05

Aïna ouvrit difficilement les yeux. Elle posa une main incertaine sur son cœur qui battait étrangement.
Un coup… Plus rien… Un coup… Plus rien…
Combien de temps tiendrait-elle encore ?
Un soupir lui échappa malgré elle. Elle se releva et posa son dos sur ses coussins. Encore seule. Toujours toute seule. C’était son lot quotidien.
Et cette foutu saloperie qui la bouffait de l’intérieur et aurait sa peau. Un sourire désillusionné se dessina sur ses lèvres. Elle se leva difficilement et s’habilla avec des gestes lents. Restée enfermer était hors de question.

« Tu peux déjà te lever ? » La fit sursauter une voix d’homme.

Elle se retourna et tomba sur Timo qui avait grimpé son arbre et posait ses pieds sur sa terrasse.

« Si quelqu’un te voit, tu vas passer un sale quart d’heure. » Sourit-elle faiblement.

« Tu devrais rester au lit. »

« C’est l’avant-dernier jour de la fête en ville. Je veux y aller. » Décréta-t-elle.

Timo la détailla un instant, la mettant mal à l’aise.

« Quelle est ta maladie ? » Demanda-t-il sans détour.

Elle se tendit brusquement. Timo la vit devenir terne. Un poids l’écrasa subitement. Il s’approcha d’elle et l’obligea à s’asseoir sur une des chaises de la terrasse. Elle triturait ses doigts avec crainte.

« Je suis… » Essaya-t-elle d’une voix faible.

Timo posa une main sur les siennes pour l’encourager. Elle le regarda dans les yeux. Il y vit tellement de souffrances et de peur. Un mélange de peur qu’il avait bien du mal à comprendre dans leur entièreté.

« J’ai une maladie du cœur. Je vais mourir. » Souffla-t-elle, des sanglots plein la voix.

Timo resta choqué sous l’aveu. Voilà ce que voyait David quand il la regardait : sa durée de vie si limitée.

« Mais…comment ? Quand ? »

Elle eut un sourire triste.

« Dans une minute. Demain. Dans cinq ans peut-être plus. Mais je me sens faiblir de plus en plus. » Avoua-t-elle.

« Il faut que tu le dises aux autres… A David. »

Elle ferma douloureusement les yeux mais suivit Timo jusque chez lui. Ils entrèrent en silence dans le salon.

« Aïna ! » S’écrièrent les garçons en venant la serrer dans leurs bras la faisant rire.

« Tu vas mieux ? » S’enquit Jan.

« Tu devrais t’asseoir, tu es encore pâle. » Prit soin Juri.

La jeune femme rigola, amusée et touchée par leurs attentions. Elle se sentait vraiment en famille quand elle était avec eux. Des tas de frères en fait. Sauf l’un d’entre eux… Celui qui s’avançait vers elle en souriant et qui la serra fortement dans ses bras.
Des bras forts et chauds qui la firent sourire plus tendrement.

« Je me suis inquiété pour toi. Tu vas mieux ? » Demanda-t-il.

« Oui, je vais mieux. » Lui assura-t-eelle en souriant.

Timo les regarda parler un instant. Son cœur se serra. Il ne faisait aucun doute que ces deux-là étaient amoureux l’un de l’autre. Il suffisait de voir leurs yeux brillants quand ils pensaient que personne ne les voyaient se regarder en coin. Et leur sourire immense quand ils étaient l’un près de l’autre.

« David… Tu devrais emmener Aïna à la fête de la ville. Elle voulait y aller seule mais je pense que c’est mieux si quelqu’un va avec elle. » Déclara-t-il, les prenant de court. « Nous, on va finir la chanson. »

« Mais… »

Il fusilla du regard David et les pressa tout deux vers la porte d’entrée.

« Filez avant que la vieille ne se rende compte de ce qui se passe".

Il mit quasi David à la porte avec Aïna.

« On peut savoir à quoi tu joues ? » Rigola Linke.

« Elle va mourir. » Souffla-t-il en posant son front contre le porte qu’il venait de fermer.

Il ne vit pas les regards perdus que se lancèrent ses amis.

« Que racontes-tu ? »

« Aïna va mourir d’une maladie du cœur… Elle me l’a avoué. Je voulais qu’elle le dise à David mais… »

« Ils sont amoureux l’un de l’autre. » Compléta Frank.

« Ca va faire mal. » Grimaça Jan.

Timo n’ajouta rien à cela. Il savait que ça allait être douloureux et il en ressentait déjà une grande peine. Son cœur se brisait lentement rien qu’en imaginant le jour où David trouverait sa dulcinée froide comme la neige qu’elle aimait tant.

« Tu as bien fait. » Lui assurèrent ses amis.

Lui n’en était pas si sûr même si son cœur le lui hurlait.

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David et Aïna rigolaient comme des petits fous en ville. Ils faisaient à peu près tous les manèges de la foire. La jeune femme se baladait avec deux gros ours en peluche que David avait réussit à gagner.
David la regardait rire et s’extasier avec les enfants de plein de choses. Il sourit en la voyant faire.

« J’ai quelque chose sur la figure ? » Demanda-t-elle, inquiète en voulant regarder son reflet.

Il éclata de rire en la prenant par la main pour la tirer vers une autre attraction. Il se sentait pousser des ailes avec elle. Comme si, un court instant, il pouvait rêver être un ange tout comme elle, la rejoindre sur son nuage et oublier tout ce qui l’entourait.
Il la fit grimper dans une attraction et éclata de rire en l’entendant hurler pour descendre.

Etait-ce la voir et l’entendre aussi expressive qui le rendait aussi heureux ou tout simplement le fait qu’elle s’accrochait à lui comme s’il n’y avait que lui sur terre qui pourrait la protéger ?
Il n’en savait trop rien.
Sans doute un mélange des deux.

C’était ça « Aimer » ?

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Aïna sourit assise sur l’herbe de la colline. Le feu d’artifice était magnifique. La soirée entière avait été magique. David et elle s’entendaient à merveille. Ils se parlaient de tout et de rien, librement, sans aucune gêne.
Elle rougit en sentant David prendre sa main doucement. Elle posa sa tête sur son épaule.
Elle savait qu’elle n’avait pas le droit d’aimer. Surtout pas quelqu’un comme lui mais elle ne pouvait empêcher son cœur de commander ses pensés. Pourtant, il fallait qu’elle fuit, qu’elle parte loin de lui et qu’il l’oublie.

« A quoi penses-tu ? » lui demanda-t-il d’une voix douce.

Aïna serra sa main dans la sienne, le visage barré par la peine.

« Je vais te faire du mal. » Souffla-t-elle en retour.

David la regarda longuement.

« Moi, je ne pense pas… »

Aïna le fixa douloureusement. Elle voulut lui avouer sa maladie mais il venait tout juste de ravir ses lèvres.
Transposer.
C’est ça, elle se retrouva transposée dans un autre monde. Son cœur battait comme les touches d’un piano faisant ressortir une mélodie qui la faisait vibrer de l’intérieur.
Elle se retrouva incomplète quand il se détacha d’elle.
Il se leva et lui tendit sa main qu’elle prit après un moment de flottement.
Ils marchèrent en silence, main dans la main jusqu’à chez eux. David s’arrêta devant chez elle et se tourne pour la regarder. Un léger sourire flottait sur ses lèvres fines. Aïna ne put s’empêcher de le lui retourner. Il se pencha et l’embrassa aussi tendrement qu’une plume se posant sur sa peau. Un frisson la parcourut.

« Bonne nuit ! » Murmura-t-il en lui caressant le visage du bout des doigts, un sourire tendre sur son visage.

Aïna le regarda rentrer chez elle, le cœur lourd. Elle leva la tête et rencontra le regard de Timo. Il ne la jugeait pas. Il comprenait la douleur future qui les déchirerait. Les larmes coulèrent sur le visage de la jeune femme qui se détourna et rentra chez elle.

« Mademoiselle ! » S’écria sa nounou en venant la prendre dans ses bras. « Que se passe-t-il ? »

Mais Aïna ne savait pas répondre tellement elle était secouée par les sanglots. Son cœur était en miette parce qu’elle savait que cette soirée serait unique et qu’elle allait le faire souffrir.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« Notre Davidou est amoureux euh ! » S’écrièrent Frank, Juri, Linke et Jan, morts de rire.

David leva les yeux au ciel sans répondre. A quoi bon de toute façon. Il croisa le regard de Timo et comprit que quelque chose n’allait pas. Il suivit son meilleur ami jusque dans sa chambre.

« Timo, que me caches-tu ? »

Le MC hésita et soupira :

« Ce n’est pas à moi de t’en parler… »

David fronça les sourcils.

« C’est à propos de la chanson ? Mais si ça ne va pas… »

« Non ! Pas du tout. Elles sont parfaites nos chansons… C’est… »

Mais il ne savait pas finir sa phrase.

« C’est Aïna ? »

Timo pinça ses lèvres sans répondre. Il ne pouvait pas lui avouer que la fille dont il était tombé amoureux allait mourir. Demain ou dans dix ans.

« Que cache-t-elle ? » Insista David. « Timo, tu m’as toujours tout dit. Nous ne nous cachons rien alors ne commence pas. »

Timo lui jeta un regard déchiré :

« Elle va mourir, David. Elle a une maladie du cœur… Dans la minute ou demain ou peut-être dans un an, elle mourra…»

Si le sol s’était ouvert sous ses pieds, le pianiste ne s’en serrait pas rendu compte.

« C’est impossible voyons. » Chuchota-t-il, hagard.

« Dav… »

Mais son ami avait déjà tourné les talons et se dirigeait vers l’arbre qui menait à la chambre d’Aïna. Il y grimpa avec une certaine difficulté mais finit par atterrir sans encombre sur le balcon. Il s’approcha de la fenêtre entre-ouverte.
N’était-ce pas ironique de sa part de penser qu’elle attraperait la mort à force de laisser cette fenêtre ouverte en plein hiver ?!
Il s’engouffra dans la chambre plongée dans la pénombre. Il n’y avait aucun bruit. Il s’approcha du grand lit et la trouva endormie au milieu des draps bleus ciel, ses longs cheveux éparpillés autour d’elle et sa peau tellement blanche. Il posa l’une de ses mains sur sa joue froide.
Etait-ce sa chaleur ou son touché qui la réveilla ? Peut-être les deux. David plongea ses yeux dans les siens. Elle tangua légèrement. Il n’y avait besoin d’aucun mot pour qu’ils se comprennent. Il savait qu’elle avait comprit. Et inversement.
Sa colère… Sa rage… Sa peine… Appelez ça comme vous le voulez… Mourut rien qu’à un bref échange de regard. David enleva ses chaussures et se glissa à côté d’elle. Aïna se blotti contre lui et pleura.
Elle pleura sa peine de savoir que son avenir était condamné. D’autant plus qu’elle l’avait trouvé… Lui…
Il ne versa pas une larme mais son cœur, lui, s’inonda de chagrin.
Mais que pouvait-il faire contre le destin après tout ?

Il la força à la regarder et prit ses lèvres entre les siennes. Un long baiser plein de tendresse mais surtout d’acceptation. Il voulait vivre les derniers moments de cet ange même si après, il savait qu’il se briserait de l’intérieur.
Il ne voulait pas la quitter comme ça. Il ne voulait pas qu’elle parte loin de lui. Et il lui fit comprendre avec toute sa tendresse. De tout son cœur.
Aïna laissa les larmes couler le long de son visage alors qu’elle se laissait aimer et qu’elle aimait.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Aïna se leva silencieusement. Elle resta un moment à regarder David couché dans le lit. Un soupire lui échappa.
Elle finit par sortir par le balcon et se faufila jusqu’à la maison des voisins.

« Tu me cherches ? »

Elle sursauta au son de la voix. Elle se tourna pour tomber sur Timo, assit sur le bord de la fenêtre.

« Il va rester avec toi. » Déclara Timo d’une voix égale.

Aïna baissa les yeux.

« Mais il va souffrir. »

« C’est bien trop tard pour y penser. »

Elle garda le silence, touchée par les mots de Timo.

« Il a décidé tout seul, tu n’as pas à t’en vouloir. »

Un silence tomba entre eux. Pas gênant juste calme.

« Tu prendras soin de lui, n’est-ce pas ? »

Timo la regarda enfin. Sa robe blanche, ses longs cheveux noirs, ses yeux ciel et sa peau presque transparente… Il pouvait facilement voir ce que David avait vu en elle et pourquoi il avait craqué à la seconde où il l’avait vu. David était un grand romantique dans l’âme. Le contraire de ce qu’il était. Ou en tout cas, il ne l’était pas autant que son meilleur ami.

« Tu n’as pas besoin de t’en faire pour ça. Je connais David depuis que nous sommes haut comme trois pommes. Je serai toujours là pour lui. »

« Merci ! » Sourit-elle en le laissant seul sur le rebord de la fenêtre.

Timo la regarda monter l’arbre. Elle s’arrêta un instant avant de rentrer pour le regarder et lui sourire tristement.
Timo soupira.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Aïna rentra et se plaça sous les draps. David se tourna vers elle.

« Tu es gelé. » Souffla-t-il, en grimaçant.

« Il fallait que j’aille… »

« Voir Timo, je sais. » Sourit-il.

Elle le regarda abasourdit.

« Je l’ai senti… Tu peux me prendre pour un dingue mais vous m’êtes très chers tous les deux. Je me sens lié à vous. Vous vous inquiétez pour moi… »

Aïna se blottit contre lui.

« C’est normal, on ne veut pas que tu souffres. »

David ne répondit rien mais la serra dans ses bras.


« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «


Aïna éclata de rire à une blague de Jan. Cela faisait un mois qu’elle tenait le coup mais elle restait consciente qu’une rechute pouvait avoir lieu à tout moment. David était toujours là mais poussait ses amis à être au petit soin avec elle. Ca l’agaçait légèrement mais elle trouvait ça mignon.
Elle grimaça légèrement en sentant son cœur rater un battement et se pincer.

« Ca va ? »

Elle releva la tête vers Juri qui la fixait avec inquiétude. Elle lui sourit :

« Ca va bien. »

Il ne semblait pas la croire mais n’insista pas.
David s’approcha d’elle et l’embrassa furtivement sur les lèvres en souriant.

« Tu ne t’ennuis pas trop ? »

« Bien sûr que non. » Rigola-t-elle. « Jan et Linke sont déchainés. »

Elle lui montra d’un signe de tête les deux amis se chamaillant pour la dernière manette de console. David sourit en se plaçant derrière elle pour l’entourer de ses bras. Il posa son menton sur son épaule. Elle posa ses mains sur les siennes et se laissa aller dans ses bras pour se reposer.

« Tu es sûre que tu va bien ? » Lui demanda-t-il dans un souffle inquiet.

« Mais puisque je vous le dis. »

David embrassa son cou sans plus insister mais le regard qu’il échangea avec Juri parlait bien plus que ce qui était dit.
Elle était de plus en plus pâle et terne. Même si son sourire éclatait toujours autant. David resserra sa prise autour d’elle. Il ne voulait pas la voir disparaître.
Timo lui jeta un regard légèrement inquiet qu’il calma d’un sourire se voulant rassurant. Le MC soupira imperceptiblement.

« Sur ce, on va y aller nous. » Décréta-t-il sous les regards surpris du groupe.

« Vous ne mangez pas avec nous ? » S’enquit Frank.

« Non. J’emmène la miss au restaurant ! » Sourit David en l’aidant à se lever.

Aïna le fixait, surprise et sceptique. David lui fit un immense sourire et la tira derrière lui.

« Bonne soirée les garçons. » Lança-t-elle du couloir avant que la porte de la maison se referme derrière eux.

« Vous en pensez quoi ? » Demanda Jan d’une petite voix.

Timo soupira.

« On en peut plus rien y faire à part regarder de loin le bateau couler. » Déclara Linke, fataliste.

« Et être là pour le naufragé. » Complète Juri.

Ils se regardèrent tous, abattus mais décidés à sauver ce qu’il resterait à sauver.

« « « « « « « « « « « « « «

Timo ne comprenait pas ce qui se passait. Ils avaient enfin réussi à construire leurs rêves. Ils avaient enfin leur vie à porté de main. Et voilà qu’un souffle allait tout briser…
Risquait de tout briser.
Pourquoi ?
Timo regarda par la fenêtre.
Etait-ce parce que tout était devenu trop beau pour paraître réel ? Alors quelqu’un ou quelque chose leur envoyait une baffe dans la figure pour les redescendre sur terre, les mettre en garde.
Il aimerait pouvoir se dire que demain serait différent mais il savait que ça ne serait pas le cas. »

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Aïna grimaça, le souffle court. Son cœur la faisait souffrir au possible. Elle prit ses cachets et respira calmement.

« Aïna, ça va ? »

Elle sourit en entendant la voix de David derrière la porte de la salle de bain. Elle savait au fond d’elle qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps à profiter de ce pianiste aux doigts d’or.

« J’arrive ! Tu veux pas me voir pisser non plus ! » Rigola-t-elle en ouvrant la porte de la salle de bain.

David la prit dans ses bras avec force.

« Tu ne répondais pas. J’ai eu peur pour toi. » Expliqua-t-il d’une voix étouffée.

Les larmes montèrent aux yeux d’Aïna qui dû faire un effort surhumain pour ne pas se mettre à pleurer.

« T’en fais pas. Je vais bien. »

Sauver les apparences était la seule chose à faire. David l’embrassa tendrement en lui souriant.

« Tu veux aller quelque part aujourd’hui ? » Demanda-t-il, tout sourire.

Aïna lui rendit sa bonne humeur.

« Non. J’ai envie de profiter de vous ! »

« De nous ? » Bougonna-t-il. « Fais gaffe, je vais être jaloux. »

Aïna éclata de rire.

« Bêta. »

« Mais c’est pour ça que tu m’aimes non ? »

Aïna l’embrassa, amusée. David la suivit au rez-de-chaussée. Ils étaient ensemble depuis un peu plus de six mois et il se sentait toujours sur son petit nuage avec elle.
C’était la douceur mélangée à la passion.
C’était aussi doux qu’un rêve éternel. Mais il restait ce petit goût d’amertume au fond de ces saveurs. Ce petit goût qui vous empêche d’apprécier à cent pour cent le bonheur que vous vivez. David le ressentait chaque jour un peu plus. Ca lui brulait la gorge et le cœur mais il restait debout. Si elle tenait face à sa douleur, il pouvait faire pareil si pas mieux qu’elle.
Il la regarda se disputer avec Jan pour la télécommande du jeu vidéo.

« Ils sont aussi bêtes l’un que l’autre. » Rigola Linke.

Jan et Aïna se tournèrent vers lui et lui lancèrent des coussins en hurlant à tue-tête faisant rire les autres.

« Aïna ! » Hurla David en voyant la jeune femme s’effondrer d’un coup en se tenant la poitrine au niveau du cœur.

La jeune femme rigola difficilement.

« Désolée… »

David l’aida à se relever et la coucha, la tête sur ses genoux. Elle le regarda, un petit sourire d’excuse aux lèvres. David lui caressa le visage, se voulant rassurant.

« Je suis désolé, Aïna. » S’excusa Jan.

« De quoi ? » Sourit-elle, pâle comme la neige. « Ce n’est pas ta faute, tu sais. »

Jan lu jeta un regard plein de remord.
Elle rigola.

« T’inquiètes pas Janouche Vanouche, tout va bien. »

Jan grimaça au surnom qu’elle lui donnait mais ne répliqua plus rien. Chacun la regardait avec inquiétude.

« Oh ! Je suis pas à l’agonie. J’ai juste un peu exagéré. » Les réveilla-t-elle avec amusement.

Ils lui sourirent puis sortirent, la laissant seule avec David. Ce dernier la regarda se calmer petit à petit.

« Ca va ? » Murmura-t-il en remettant des mèches de ses cheveux hors de son visage.

« T’en fais pas Dav. Tout va bien. C’est juste une petite crise passagère. Je devrais faire plus attention, c’est tout. »

David ne répondit rien et la regarda s’endormir.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « «
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 20:06

"Ce soir c’est champagne ! » Hurla Frank, prenant par surprise Aïna au piano qui fit une mauvaise note. « Ca c’est moche, miss ! »

Elle lui tira la langue en se levant pour lui faire la bise. Elle vit les autres rentrer, un énorme sourire collé sur leurs lèvres.

« On dirait que vous avez gagné au loto. » Fit-elle remarquer.

David lui sauta dessus et la souleva pour la faire tourner. Elle éclata de rire, surprise.

« Je peux savoir ce qu’il se passe ? »

« On a des producteurs. Notre cd va sortir. » S’écria Jan en sautillant partout.

« C’est vrai ? »

David lui répondit par un sourire immense. Elle lui sauta au cou en criant sa joie.

« C’est génial. Vous allez faire un malheur. »

« Champagneuh ! » Hurla Juri en ouvrant une bouteille.

« Juri, c’est du mousseux ! » Ricana David.

Juri lui tira la langue et servit les verres.
Chacun prit un verre et fit un toast.

« Dites ! Si on vous dérange dites le nous ! » S’écria Frank en leur jetant un coussin.

Aïna rigola en posant son visage au creux du cou de David qui fusilla du regard le chanteur.

« Non mais on va finir par vous voir vous envoyer en l’air devant nous ! » Grimaça-t-il.

David souleva la jeune femme et se dirigea vers la porte.

« Bande de débile ! » Lâcha-t-il.

« JURI ! Moi, je voulais voir ! » Bougonna Timo.

« Pervers ! » Ricanèrent les autres.

« Je savais que David te faisait de l’effet mais là… » Ricana Frank.

Aïna éclata de rire en entendant Timo se défendre du mieux qu’il pouvait devant ses amis qui enfonçaient le clou.

« J’aime t’entendre rire. » Murmura David en montant les marches vers l’étage.

Elle rougit furieusement le faisant rire. Il la plaça sur le lit et s’assit à côté. Il la fixa un moment.

« Je t’aime, Aïna. » Murmura-t-il en lui caressant la joue avec tendresse.

« Je t’aime aussi David. » Répondit-elle en se relevant pour l’embrasser.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« David, ne fais pas ça ! » Hurla Aïna en essayant de lui arracher sa guitare des mains.

Linke et Juri vinrent l’aider en empoignant le pianiste et en le forçant à s’asseoir.
Une tension immense régnait dans la pièce.

« Comment ont-il pu faire ça ? Comment ? » Répéta David, son visage enfuit dans ses mains.

Aïna les regarda, abattus, impuissante. Ils venaient juste de découvrir que leur rêve tombait aux oubliettes… Selon eux.

« Ca suffit ! » S’écria-t-elle en leur faisant face.

Ils la regardèrent surpris.

« Dites-moi qui a fait votre cd ? Eux ? » Leur demanda-t-elle.

Ils s’entreregardèrent, sceptiques.

« Où veux-tu en venir ? »

Aïna prit un air très sérieux :

« C’est vous, qui depuis le début, avez monté votre cd. Vous avez tout fait tout seul… En tout cas les trois quart. Vous n’avez pas besoin d’eux. »

Juri fut le premier à acquiescer.

« Elle n’a pas tord. »

Aïna sourit, fière d’elle. Ils reprenaient enfin le dessus.

« Mais il faut changer le nom du groupe. » Fit remarquer Timo.

« Pourquoi ne pas revenir à nos racines ? » Proposa Frank. « Panik signifie quand même plus pour nous. »

Sur ce point, ils étaient tous d’accord.
Aïna sortit prendre l’air, les laissant cogiter sur leur avenir.

« Merci, mon ange ! » Murmura David à son oreille en passant ses bas autour de ses épaules.

Elle posa ses mains sur les siennes.

« Vous devriez plus croire en vous. »

« Maintenant, nous y croyons et c’est grâce à toi. »

Elle ne répondit pas.

« Tu as été voir le médecin au fait ? »

Aïna se tendit légèrement mais essaya de noyer le poisson.

« Oui. Je n’ai rien. Ca va. » Lui sourit-elle en se retournant pour lui faire face.

« Tu es certaine ? » Insista-t-il, soucieux.

Elle hocha la tête avant de l’embrasser avec passion.
Comment lui avouer que son cœur était de plus en plus faible. Que même les médecins ignoraient, à présent, quand il lâcherait.
C’était impossible pour elle.
Il la serra dans ses bras et posa son front sur son épaule. Aïna lui rendit son étreinte avec douceur.
Elle lui apportait tellement de bien qu’il ne pouvait pas imaginer sa vie sans elle.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

David regarda Aïna se lever difficilement. Depuis une semaine, elle restait vivre dans la maison, avec eux. Elle était de plus en plus faible mais gardait son sourire si chaleureux.
Personne n’était dupe. Elle souffrait en silence. Mais personne ne pouvait rien y faire.
Ils se rendirent tous dans la salle de concert. Leur premier concert depuis qu’ils avaient changé le nom du groupe. Aïna les regarda monter le matériel en s’amusant. Elle ne savait plus bouger pour les aider alors elle restait assise sur le bord de la scène en imaginant les fans qui se presseraient devant eux pour les acclamer. Un sourire se dessina sur son visage à cette pensée. Il ne faisait aucun doute pour elle qu’ils auraient du succès. Un énorme succès.
Des bras se posèrent autour de son cou. Elle se tourna légèrement pour voir David lui sourire avec tendresse.

« Ca va ? » demanda-t-il, inquiet.

Son sourire s’accentua.

« Maintenant que tu es là, encore mieux ! »

David lui rendit son sourire en l’embrassant rapidement.

« Ca va bientôt commencer. »

Elle hocha la tête et se releva avec son aide. Ils se rendirent dans la loge où attendaient déjà tous les autres.
Ils restèrent pendant une heure à parler pour certains, à écouter de la musique à fond pour d’autres ou à regarder dans le vide imaginant dieu seul savait quoi.
Aïna les regarda se lever quand il fut l’heure. Ils vinrent tous lui faire la bise et un câlin puis sortirent, la laissant seule avec David. Ils échangèrent un long baiser et une longue étreinte.

« Je t’aime Aïna. » Murmura David en la serrant contre lui.

« Moi aussi je t’aime de tout mon cœur, David Bonk. » Rigola-t-elle. « Et je t’aimerai au-delà de tout… Je te l’assure ! »

David la serra plus fort mais dû la relâcher quand ils entendirent des coups à la porte. Il caressa le visage pâle de la jeune femme qui avait ravi son cœur, l’embrassa une dernière fois puis sortit. Il était dans le couloir à prendre sa guitare quand une masse lui sauta dessus et l’embrassa. Il sourit en reconnaissant de suite Aïna. Elle se détacha de lui, le rouge aux joues et un sourire timide aux lèvres. Il lui embrassa le front puis monta sur scène.

« Il y a une bonne place à l’étage, si tu veux. » Indiqua l’un des mécaniciens à la jeune femme.

Aïna lui sourit et monta jusqu’au dessus de la scène. Qu’importe qu’elle ne les voyait pas de face, elle les entendait et c’était le plus important. Elle s’assit sur la passerelle. Son regard ne quitta pas David une seule seconde.

Sans lumière, sur de sombre chemin, seul
Mon environnement grandit, mais je reste petit
Trop boire et trop peu rire
Ne plus rien manger et endurer les nuits
Pourquoi je regarde seulement quand je ne vois personne ?
Pourquoi je regarde seulement quand tu n'es pas là ?

Aïna ferma les yeux en écoutant les paroles de cette chanson. David et Timo l’avaient écrite en secret pendant des semaines. La seule fois où elle l’avait entendu, c’était par hasard dans la salle d’enregistrement.


Un nouveau jour commence
Un nouvel espoir
Une nouvelle fin pour moi
De nouveau un chapitre
Mais mon rôle meurt pour toi
Maintenant je lâche vraiment, car je dois partir

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Son souffle se fit un peu plus court. Elle rouvrit son regard sur le monde. Au fil de la musique revint les souvenirs de ces derniers mois passés avec eux.

Les images du passé m'atteignent de nouveau
Les jours et les nuits je vois tes rires et tes larmes
Les buts du passé périssent dans la cendre
Les buts de ma vie sont blanchis et froids
Pourquoi je regarde seulement quand je ne vois personne ?
Pourquoi je regarde seulement quand tu n'es pas là ?

Aïna essaya de se lever mais n’y parvint pas. Elle se laissa aller avec un soupir de découragement. Elle l’avait senti depuis un moment. Elle était heureuse d’avoir pu tenir jusque là après tout. Elle posa sa main sur son cœur.

J'ai toujours su que ça serait difficile d'être seul
N'être plus uni avec toi, je voudrais être avec toi
Pourtant ensemble je voulais toujours aller par mon chemin
Maintenant, je suis désespérément seul dans mon chemin et mon reflet se perd
Je pleure devant ta pierre tombale
C'est beaucoup trop pour moi de tenir ton certificat de décès dans la main
Je prie que tu me voies et me sentes
Promet que tu m'aideras et me resteras proche
Aussi longtemps que je reste attaché à la vie
Sans être uni avec la plus belle personne de tous les temps

Un sourire se dessina sur son visage. Combien de fois David lui avait-il dit qu’il la trouvait admirablement belle ? Combien de fois le lui avait-il prouvé ? Elle posa son regard sur le bracelet mélange d’or et d’argent qu’il lui avait offert pour leur deux mois ensemble. Elle l’avait traité de fou mais il avait argué que leur relation devait se vivre à trois cent pourcent si pas plus encore.
Aïna sentit ses yeux devenir de plus en plus lourd. La musique commençait à toucher à sa fin. Elle n’entendait plus que les touches de son piano. Les larmes coulèrent sur son visage pâle. Comme elle voudrait lui dire qu’elle est désolée de ne pas pouvoir tenir plus longtemps, de ne pas réaliser ses rêves, qu’elle voudrait qu’il trouve quelqu’un qui le lui permettrait mais sans l’oublier pour autant, lui laisser un petit bout de son cœur accessible. Un dernier souvenir. Comme elle aimerait se lever et lui crier que ces derniers mois étaient les plus beaux de sa courte vie.
Comme elle aimerait pouvoir faire tout cela juste une dernière fois.
Mais cette dernière fois ne viendrait jamais, elle le savait, elle le sentait.
Un dernier souffle passa ses lèvres.
Un dernier battement pour cet être qu’elle avait aimé plus que quiconque sur terre et qu’elle laisserait abattue malgré tout leur amour.
Ce n’était vraiment pas juste au fond.


« « « « « « « « « « « « « «

Un bouquet de fleurs blanches tomba sur la pierre tombale grisâtre. Comme dans toutes ses situations, normalement, la pluie battrait son plein et mouillerait les personnes se recueillant sur cette tombe. Mais il n’en était rien. Le soleil était haut dans le ciel, les oiseaux piaillaient un peu partout dans le cimetière bien calme.
David regarda la pierre avec un calme étonnant. Timo posa sa main sur son épaule. Le guitariste se tourna vers son meilleur ami et le suivit jusqu’à leur voiture. Les autres attendaient à l’intérieur. Tous étaient silencieux. Ils se souvenaient des évènements comme si c’était hier. Pourtant deux ans étaient déjà écoulés depuis la découverte de leur amie. Elle n’avait laissé derrière elle qu’une âme à moitié brisée de désespoir et une profonde marque en leur cœur mais aussi beaucoup d’espoir et de courage. Ils lui étaient redevables en quelque sorte. Et comme l’année dernière, ils venaient sur sa tombe apportée un bouquet de fleurs blanches et se recueillaient quelques instants chacun à leur tour. David le dernier.
Et comme à chaque fois, ils rentraient et ne parlaient pas pour toute la durée de la journée. Le lendemain redevenait un jour comme les autres. Mais pas CE jour-là. Celui-là, personne ne pouvait le leur enlever. Pas de concert. Pas d’interview. Pas de sortis. Rien qu’eux et leur souvenir. Notamment cet album que tenait fermement David sur ses genoux. Il se mit à tourner les pages les unes après les autres. Des clichés de leurs mois passés. Des souvenirs figés à jamais dans la froideur de la technologie.
Mais il n’y avait pas d’amertume en eux. Rien qu’une profonde nostalgie.
Parce qu’il y avait une chose qu’elle leur avait appris, il ne fallait jamais abîmer l’Amour par des regrets dénués de sens quand les batailles étaient vaines dès le départ.

THE END...


Voilà... j'espère que ça vous a plu ^^
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kamikazherz
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 22:47

Oh j'suis la première à posté et à te donner mon avis.
Ton Os est vraiment belle. Bien écris, il est difficile de se sortir de l'Os je l'ai lu d'une traite. Bref continue à écrire c'est super Very Happy
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esiol
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 23:39

HAN C'TROP BOW !!!!!!!
C'TROP TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISTE
t'as pas moyen genre tu t'lances dans l'fantastique et tu nous la ressuscites ? *-*
Beaucoup de tendresse, c'est bien écrit, n'étant pas une fan des bad ends, j'aime pas la fin xD mais c'est bien écrit quand même.
MAIS C'EST TROP TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISTE *-*
Si jamais t'en publies une autre hein, t'as une fan !!
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 23:48

Bah nan deux xD
C'est triste mais trop bien écris enfaite ..xD
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esiol
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 23:53

Le truc c'est que t'as posté ton commentaire pendant que j'écrivais le mien xD t'm'as devancé de quelques secondes à peine, et j'avais la flemme de changer, donc ouais, T'AS DEUX FANS AU MOINS KIKY !!!!
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Dim 13 Sep - 23:59

en fait, c'est laseule de mes fics/OS qui finit mal. Mais c'est aussi celle que je préfère! xD
attendez, j'en mets une qui finit bien! Je viens de finir...mdr!

EDIT: notez un point JE METS EN AVANT DIEU! VOUS VOUS RENDEZ COMPTE DIEUUU! affraid
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MessageSujet: [One shot] Cette vieille maison   Lun 14 Sep - 0:06

hahaha! celle-ci est une os heureuse ^^

Cette vieille mais
on.

J’aime….
Qu’est-ce que tu aimes ?
Qui aimes-tu ?


Mais au fait, c’est quoi aimer ?

Clémencia sortit du train avec une certaine difficulté. Elle regarda tout autour d’elle mais ne vit aucun visage connu. Ses yeux s’abaissèrent sur le bout de papier chiffonné dans le creux de sa main. Elle poussa un profond soupir en se mettant en marche. La pluie tombait à grosses gouttes sur elle mais elle s’en fichait royalement.
Elle prit un taxi et se rendit à l’adresse indiqué sur le bout de papier.
Le véhicule traversa la grande ville mais elle ne prenait attention à aucun détail. Ses yeux étaient perdus dans le vide de ses pensés teintées de mélancolie.
Le taxi s’arrêta devant une grande maison blanche visiblement abandonnée. Elle paya le conducteur et sortit sous la pluie toujours plus forte.
Elle s’arrêta devant le grillage qui séparait le trottoir de la maison. Elle fixa l’allée avec nostalgie.
Combien de fois l’avait-elle traversé en courant pour le voir ? Combien de fois l’avait quitté le cœur lourd ?
Elle poussa le grillage et s’avança lentement. Le jardin avait été laissé à l’abandon. Les herbes folles grandissaient à vue d’œil, les fleurs poussaient ça et là. Elle arriva devant le porche.

Plus ça allait, plus je l’aimais…
Plus j’avançais, plus je l’aimais…

Mais cet amour était…


Clémencia détacha le collier autour de son cou et prit la clé qui y pendait. Une clé d’argent en forme de cœur brisé en deux. Elle la plaça dans la serrure de la porte et la déverrouilla. Elle entra sans un bruit.
Tout était à sa place.
Les souvenirs affluèrent par centaines.
Elle traversa le hall d’entré de couleur clair après avoir posé son manteau sur la dernière petite commode encore debout. Le plancher sous ses pas, grinçait légèrement comme pour signaler la présence d’un intrus à une personne invisible à ses yeux ou tout simplement, aux souvenirs qui se promenaient d’une pièce à une autre, rejouant les moments passés joyeux ou pas.
Elle les revoyait assis autour de la table. Elles les revoyaient discutant dans la cuisine, se disputant une partie de console dans le salon, jouant dans cette seule pièce insonorisée, descendant les escaliers de l’étage en courant et hurlant qu’il était temps de partir.
Tant de souvenirs si précis qu’ils lui déchiraient le cœur un peu plus.
Elle monta lentement les escaliers poussiéreux. Un poids pesait sur ses épaules mais elle ne pouvait se résoudre à y céder.

Je l’aime tellement…
De trop…

Mais cet amour est ….


Elle se dirigea vers la dernière porte du long couloir. Sa mémoire, trop fraiche, faisait remontée devant ses yeux tant de détails. Les lampadaires devant chaque porte avec une couleur qui leur était propre. Les odeurs différentes émanant de chaque chambre. La salle de bain qu’ils se disputaient chaque matin et même parfois le soir.
Les larmes…Les rires…
Tout remontait en elle et elle les revivait comme une spectatrice verrait une pièce de théâtre.
Sauf que les sentiments qui allaient avec les images restaient uniques à son cœur meurtri.
Elle entra dans la dernière pièce. Celle qu’elle n’avait quittée du regard depuis qu’elle était apparue en haut de l’escalier. Elle entra dans la chambre. La porte fenêtre était grande ouverte. Le vent soufflait les rideaux blancs dans la pièce lui conférant une aura encore plus mystérieuse. Elle s’approcha du balcon et regarda dehors. La vue donnait sur une vallée en contrebas. C’était magnifique.
Combien de fois s’était-elle glissée sur ce balcon pour admirer la vue ?
Elle avait cessé de les compter il y avait de ça des années.
Elle soupira légèrement.
Deux bras encerclèrent sa taille avec douceur. Un torse chaud se colla à son dos. Une bouche vorace se posa sur son épaule dénudée.

« Tu es venu ! » Murmura-t-elle comme si trop de bruit allait le faire fuir.

Il la tourna vers lui et l’embrassa sans répondre.

Parce que cet amour est…


Elle se laissa emmener sur le lit soigneusement fait.
Elle le laissa redécouvrir sa peau. Elle en fit autant avec lui. Leurs souffles se mélangèrent et furent le seul bruit qui déchirait le silence de cette maison abandonnée.
Chaque mot de sa lettre défilait devant ses yeux au fil de leur étreinte remplie de douceur et de sentiments mal contenus. Chaque larme qui en avait découlé recoulait au fil du temps qui passait. Mais chaque espoir qu’elle avait fait naître au fond d’elle s’intensifiait encore plus devenant démesuré.
Le temps les avait séparés. Le temps les réunissait parfois.
Clémencia se laissa aimer comme elle aimait cet homme. Il la regarda longuement en restant en elle, statique. Leurs yeux aussi bleus que le ciel d’été n’avaient plus besoin de mot pour se comprendre et se trouver.

« Juri…» Souffla-t-elle avec délice alors que les méandres de leur amour s’ouvraient enfin devant eux.

Il se pencha et ravi ses lèvres sans lui laisser une chance de s’exprimer.
Mais en avait-elle vraiment besoin ? Ne l’avait-il pas toujours comprise même à demi mot ?
Il la serra de toutes ses forces en l’aimant de tout son cœur. Ils dansèrent longuement, tendrement, amoureusement et surtout désespérément. Les larmes dévalaient les joues de Clémencia mais aucun des deux ne les effaçaient comme un témoignage de leur faute.
Mais quelle faute ?

Parce que cet amour est…Même si je t’aime…Même si tu m’aimes…

La jeune femme se réveilla dans la pénombre. Une bougie avait été posé sur la table basse près du lit tiédit. Elle sentit son cœur tomber dans ses talons en se rendant compte que la place à côté d’elle était froide.
Encore une fois parmi tant d’autres, elle se réveillait seule après avoir donné et reçu tout l’amour qui les consumait. Elle se leva péniblement et se passa sa robe blanche avec lenteur. Chaque geste lui coutait son contrôle personnel. Elle prit la bougie et descendit dans le salon.
Personne. Mais après tout que pouvait-elle espérer ?
Elle passa sa veste et sortit. Elle tenait toujours la bougie dans ses mains. Elle regarda la grande maison devant elle. C’était le seul lien existant entre eux.
Si elle le détruisait…
Ses mains tremblèrent. Un sanglot lui échappa. Si elle détruisait leur demeure, elle les détruirait aussi. Elle n’était pas prête. Elle éteignit la bougie et se détourna en attendant déjà la prochaine fois, la prochaine rencontre, la prochaine étreinte.
Elle se rendit à la gare et attendit son train qui arriverait… dans six heures. Elle s’assoupit sur le banc de la gare, le visage marqué par les larmes et la douleur.

Parce que cet amour est…

C’était ainsi depuis trois ans. Un amour secret. Personne n’était au courant, pas même leurs proches.
Pourquoi avaient-ils gardé ça secret ?
Parce qu’ils étaient amis d’enfance. Parce que les liens entre eux neuf étaient étranges.
Ludmia aimait Timo. Timo aimait Ludmia. Mais ces deux-là passaient leur temps à s’envoyer des vannes et sortirent avec d’autres pour se faire enrager. De temps en temps, ils trouvaient le lit de l’autre pour un instant où ils osaient enfin s’aimer loin des regards. Mais un enfant est un lien trop dur à ignorer.
Linke ignorait cruellement que Nouha avait le béguin pour lui et celle-ci le lui faisait payer à coup de blagues douteuses et sortait avec Jan qui connaissait l’histoire mais dont l’amour débordait de trop pour se respecter suffisamment. Frank couvait Clémencia comme une petite sœur trop fragile alors que David faisait tout pour qu’elle réponde à ses sentiments bien égoïstes.
Et Juri… Juri n’osait pas détruire leur cercle en affichant que leur couple fonctionnait plutôt bien depuis trois ans. Alors il sortait depuis quelques mois avec une certaine Rachel…qu’elle n’avait jamais voulu rencontrer.
Trois longues années de mensonges qui la pesaient trop. Et cette relation en plus la minait.

Parce que cet amour est…

Clémencia éclata en sanglot dans la salle de bain de la villa.

« Clem… » S’exclama Ludmia en entrant dans la salle de bain suivit de Nouha.

Ludmia laissa Nouha aider Clémencia à se relever. Avec son ventre trop rond et trop gros – à ses yeux- elle ne pouvait pas être d’une grande aide. Elles la firent s’asseoir sur le divan. Ludmia regardait le style de bic qu’elle avait trouvé sur le bord de l’évier.

« De qui ? » Demanda-t-elle, inquiète.

Clémencia se recroquevilla sur elle-même en sanglotant.

« Clem… Tu peux tout nous dire. » Insista Ludmia en s’accroupissant devant elle.

La jeune femme secoua la tête négativement.

« Pas trois ans de mensonge… » Haleta-t-elle.

Nouha et Ludmia se regardèrent.

« Tu crois que l’on avait pas remarqué ? » Rigola Nouha en s’asseyant à côté de son amie.

Clémencia les regarda sans comprendre.

« Juri et toi. »

Elle devint pâle comme une morte.

« On a eu vite fait de faire le rapprochement. » S’amusa Ludmia. « Mais on vous a laissé faire ! »

Les sanglots de Clémencia redoublèrent.

« Eyh ! On n’est pas fâché que tu nous l’ais pas dit ! » Paniqua Ludmia. « Je te l’assure. »

« Je vous ai mentis. »

« Tu n’avais pas le choix. On s’en doute bien. »

Un léger silence s’installa.

« Merci ! » Souffla Clémencia.

Les deux filles lui sourirent en lui serrant les mains.

« Tu es enceinte de lui. »

Clémencia se raidit.

« Et Rachel ? » Souffla Nouha.

« Je vais pas le garder. »

« Quoi ? » S’exclamèrent-elles en même temps.

Clémencia secoua la tête négativement.

« Il… Il ne faut pas. »

Les deux filles se regardèrent, incertaines.

« Couche-toi. Il faut que tu te reposes. Tu es sous le choc. Quand tu seras reposée et plus calme, on en discutera. D’accord ! »

Clémencia savait qu’il n’y avait pas de discussion à avoir. Sa décision était prise. Elle laissa ses deux amies la recouvrir et la laisser dormir.
Elle posa ses mains sur son ventre encore plat.
Elle serait une meurtrière.

Cet amour est…

« Personne n’a vu Clem. » S’écria Ludmia qui entra en trombe dans la cuisine.

« Lud, assieds-toi. Pense au bébé. » Paniqua Timo.

Ludmia le fusilla du regard avec colère :

« Où est Clémencia ? »

« Je l’ai vu partir très tôt ce matin. » Répondit Rachel qui arrivait dans la cuisine.

Ludmia devint pâle comme une morte. Timo la força à s’asseoir.

« Ludmia, tu vas bien ? » S’inquiéta-t-il. « Mon cœur… »

« Nouha… il faut la retrouver. » Couina-t-elle avec désespoir.

« Lud que se passe-t-il ? » Demanda Frank qui commençait à perdre son calme.
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Kiky
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Lun 14 Sep - 0:07

Les deux amies se regardèrent, incertaines.

« Mais parlez bon sang ! » S’écria le chanteur à bout de patience. « C’est ma petite sœur n’oubliez pas ! Si elle a besoin de moi, je dois le savoir. »

« Elle… » Commença Ludmia d’une petite voix. « Clem est enceinte… »

Un silence de plomb tomba dans la cuisine.

« De qui ? » Se risqua Linke.

Elles se tournèrent vers Juri qui était aussi pâle que Ludmia.

« JURI ! » S’exclama Frank, abasourdit avant de le fusiller du regard, en colère. « Depuis quand ? Explique-toi. »

Juri jeta un regard à Rachel qui avait les larmes aux yeux en comprenant.

« Depuis trois ans. » Souffla-t-il finalement.

« Tu rigoles là ? » S’étrangla Timo aussi sous le choc que les autres.

« Non, il dit la vérité. » Soupira Nouha.

« Vous étiez au courant ? » S’enquit Linke.

« Disons qu’on a vite compris leur petit jeux. Et on connaît Clémencia depuis longtemps. »

Ils restèrent sans rien dire un long moment. Les sanglots de Rachel déchirèrent le silence. Elle sortit de la pièce sans un mot. David se leva et la suivit. S’il n’avait pas su si bien se contrôler, il serait dans le même état qu’elle. Il voulait Clémencia depuis tellement de temps et apprendre qu’elle demeurerait inaccessible jusqu’à sa mort, le détruisait un peu voir beaucoup.

« Il faut la retrouver ! » Déclara Ludmia. « Elle va sans doute vouloir avorter… »

Juri sentit son cœur tomber dans ses chaussures et sa raison se perdre mais il resta bien les pieds sur terre.

« Vous avez une idée sur où elle pourrait se trouver ? » Demanda-t-il.

« Moi, j’en ai une. » Le surprit Frank qui s’était éclipsé pour aller dans la chambre de Clémencia.

Il leur montra son portable avec la page internet d’un hôpital du centre ville.

« Je vais la chercher. » Décréta Juri en se levant.

« On y va tous… » Le coupa Frank, le regard noir.

Juri ne discuta pas. Au moins si elle ne l’écoutait pas, elle entendrait Frank à coup sûr.
Ils prirent leurs voitures et se mirent en route. Espérant arriver avant qu’il ne soit trop tard.

Parce que cet amour est…

Clémencia frissonna en entrant dans l’enceinte de l’hôpital.
Elle allait devenir un assassin de sang froid.
Elle s’assit à côté d’une jeune femme qui devait avoir quelques années en plus qu’elle. Chaque femme assise dans la pièce était stressée ou abattue. Un abattoir n’aurait pas été plus joyeux. Clémencia retourna dans ses sombres pensés.
Avait-elle pris la bonne décision ? Elle n’en savait rien.
Une de ses mains se promena sur son ventre plat. Une vie commençait à grandir en elle. Un bout d’eux. D’un amour perdu.
Les larmes faillirent rejaillirent sur son visage mais elle les retint avec force. Une main la tira hors de son siège, la prenant par surprise. Elle ne reconnut pas tout de suite la personne qui l’avait tiré hors de l’hôpital.

« Es-tu devenue folle ? » Explosa Frank en la serrant contre lui.

Clémencia éclata en sanglot dans ses bras.

« Calme-toi ! Je suis là, petite sœur ! »

Elle se mit à pleurer toutes les larmes de son cœur dans les bras de son meilleur ami et frère de cœur. Elle se sentait si mal.

« Je peux pas le garder, Franky. Je peux pas lui faire ça. »

Frank se détacha légèrement d’elle.

« Bien sûr que si, tu peux le faire. Nous serons tous là pour t’aider. »

Clémencia le regarda sans comprendre. Il lui désigna un endroit derrière elle. Elle se retourna lentement pour tomber dans un regard bleu comme le sien. Elle se raidit et baissa les yeux.

« Je n’aurai pas l’audace de te demander pourquoi… » Murmura-t-il.

Il s’approcha et la prit contre lui. Clémencia se sentit enfin en sécurité.
Sa chaleur. Sa force. Sa sureté. Tout cela lui avait manqué.

« Je ne sais plus quoi faire. » lui avoua-t-elle. « Je ne fais plus ce que je dois faire… »

« Laisse-moi faire. Je t’ai assez blessé. » Répondit-il en l’embrassant de tout son amour. « Laisse-moi nous guider. Fais-moi confiance. »

Elle le regarda dans les yeux et hocha la tête positivement. Bien sûr qu’elle lui faisait confiance. Depuis le début.
Juri la fit monter dans sa voiture pour rentrer. Ils ne parlèrent pas de tout le trajet.

Parce que cet amour est…

Cette maison n’était plus la « maison abandonnée mais la leur, à présent.
Clémencia sourit en voyant Ludmia et Timo « gagatiser » devant leur petit garçon qui avait, à présent, deux mois.
Le vent souffla les fins rideaux blancs sur le balcon.

« Ca va ? » Lui demanda-t-il en l’enlaçant par derrière.

Elle sourit en posant ses mains sur les siennes.

« Ca va… plus que cinq mois… » Déclara-t-elle.

Juri sourit en embrassant sa nuque.

« On a quasi fini la chambre. » L’informa-t-il.

Elle rit.

« Vous aviez le temps. »

« Oui mais il faut encore penser aux deux berceaux, aux jouets pour fille et garçon, les tables à langer, les hochets… »

Elle l’arrêta en l’embrassant.

« J’ai compris. Fais comme tu le sens. »

Juri sourit en la reprenant dans ses bras.


Je l’aime tant…
Je crois que personne ne serait capable de l’aimer comme je l’aime…
Cet amour est…Unique. Incroyable. Fort.
Cet amour est le nôtre…
Cet amour est un je t’aime parce que je t’aime et rien de plus.
Parce que ça rend heureux d’avoir tant de choses qu’on aime…

Cet amour est l’Amour… Tout simplement !


THE END

hahaha
Oo
je relis et c'est niaaaaiiiiis! nif!
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esiol
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Lun 14 Sep - 19:28

Oo' ben pourquoi ?
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Kiky
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Lun 14 Sep - 22:18

rhhoooo! Vénérable à enlever mon message à la fin OO.... y a censure là! pas biiien!

Ben c'est niais OO. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petits morpions xD... hahaha! euuuh enfants! Pardon! Enfants!
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Minimarie
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Lun 14 Sep - 22:49

ben oui t'as dis que tu continuais
enfin j'avais compris ca moi.
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Kiky
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Lun 14 Sep - 22:55

Bien compris Vénérable! XD! Au fond, je suis un croco: je claque beaucoup de la gueule et j'ai la peau dure! hahaha! Oo nan je ne serai pas un beau sac à main!
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kamikazherz
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Mar 15 Sep - 0:36

Maieuh nan tfaçon les croco c'est beauuu

bon je vais lire de suite Une vielle maison et je revient te donner mon impression =D
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Nelly
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   Mar 15 Sep - 1:50

Alors j'ai ADORÉ ton premier OS. Il était captivant et tendre. Même dans la mort d'aïna. Je veux dire par là que ça n'a pas été brutal et tu ne t'es pas étendue dans le pathétique (dans le sens premier du terme) donc c'est superbe.

Et le deuxième je l'aime beaucoup et surtout parce que Juri est à l'honneur. Ah et aussi parce que j'essaie d'imaginer Timo gagatiser devant son gosse et ça me fait BEAUCOUP mais alors BEAUCOUP rire! x)
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MessageSujet: Re: [OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison   

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[OS] Ein Neuer tag und Une vieille maison
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